Aller au contenu principal

Prix du lait : Bel et l’APBO trouvent un accord pour 2023

Le prix du lait objectif est de 471 € pour 1000 litres pour l’année 2023, en 38-32 avec les primes vaches au pâturage et alimentation sans OGM. Le volume est également rehaussé.

Béatrice de Noray, directrice générale Bel France, et Frédéric Dorilleau, président de l'APBO.
Béatrice de Noray, directrice générale Bel France, et Frédéric Dorilleau, président de l'APBO.
© Bel

La négociation d’automne (1) entre l’organisation de producteurs APBO (Association des producteurs Bel de l’Ouest) et le groupe fromager Bel, a abouti à un accord sur le prix du lait de la fin d’année 2022 et pour 2023. Le volume annuel total que représente l’OP, augmente également de 405 à 415 millions de litres (près de 700 exploitations) à partir de 2023. « Nos marques (Babybel, Kiri, Boursin, Cousteron), et notamment le mini Babybel sont dynamiques, en France et à l’étranger, en distribution et en restauration hors domicile », justifie Béatrice de Noray, directrice générale Bel France.

Dans un premier temps, les deux partenaires se sont mis d’accord sur une réévaluation du prix du quatrième trimestre 2022 qui atteint 491 euros les 1000 litres de prix de base, c’est-à-dire en 38-32 avec les primes alimentation sans OGM et vaches au pâturage (100 % du lait contractualisé). Cela correspond à un prix de base moyen 2022 à 433 euros les 1000 litres, alors que le prix du lait objectif pour 2022 avait été négocié à 377 € en décembre 2021, puis à 413 € en mars 2022.

Clause de révision automatique du prix

Puis, l’APBO et Bel ont négocié pour l’année 2023. Il en ressort un prix du lait de base à 471 €/1000 l, soit environ 496 € pour un lait toutes qualités moyennes comprises. Ce prix objectif pourra être modulé en fonction de l’évolution des charges. « En avril et en octobre, si les seuils que nous avons définis sont dépassés, la clause de révision du prix s’appliquera automatiquement à la hausse ou à la baisse », précise Frédéric Dorilleau, président de l’APBO.

L’accord porte sur tout le volume, qui répond à 100 % aux exigences de la démarche MonBBLait : animaux nourris sans OGM, vaches ayant accès aux prairies. « Il faut aussi suivre le parcours carbone. D’ici la fin de l’année, tous les adhérents auront réalisé un diagnostic environnemental Cap’2ER. Et en 2023, les premières exploitations diagnostiquées arriveront au bout de leur parcours de cinq ans, avec des actions mises en place pour réduire leur empreinte carbone », ajoute Frédéric Dorilleau.

Prix revalorisé en bio

Le bio - 11 exploitations certifiées et 6 en conversion - a aussi son accord. Le prix de base a été réhaussé, pour aboutir à 535 euros les 1000 litres sur le 4e trimestre, soit 506 € en moyenne 2022. Ce qui en fait un des prix les plus élevés en France. Pour 2023, il est prévu à 530 €.

La cagnotte Jeunes est reconduite

Le partenariat comporte également une action en faveur des nouveaux installés. « La cagnotte Jeunes installés, initiée en 2022, est reconduite cette année. Elle implique les consommateurs. Sur chaque achat, une somme alimente une cagnotte. En 2022, nous avons reversé 100 000 euros aux éleveurs installés sur la campagne en cours », résument les deux partenaires.

(1) Deux rendez-vous annuels sont prévus entre APBO et Bel : un au printemps et un à l’automne

Les plus lus

<em class="placeholder">Le banque de travail agricole de Saint-Clément, dans le Maine-
et-Loire</em>
« Nous ensilons 250 ha de fourrage en 10 jours sur notre commune grâce à la banque de travail agricole », dans le Maine-et-Loire

​​​​​Vincent Tessier, éleveur à Saint-Clément dans le Maine-et-Loire, réalise tous ses chantiers d’ensilage d’herbe et de maïs…

Tableau avec les prix de revient et coût de production de l'atelier lait de vache de 2024
Le prix de revient du lait publié en 2025 par le Cniel augmente de plus de 4%

Les indicateurs de coût de production et de prix de revient du lait de vache pour l’année 2024, publiés par l'interprofession…

quad dans une prairie avec du matériel pour entretenir et déplacer les clôtures et les fils.
Prairie : un gain de temps avec un atelier et un quad bien rangés pour clôturer avec efficacité

Dans l'Orne, Estelle et Sylvain Quellier sont à la tête d'un troupeau de 80 vaches laitières qui pâturent 9 à 10 mois de l'…

<em class="placeholder">groupe d&#039;éleveurs assistant à une démonstration d&#039;entretien de la végétation autour des clôtures. </em>
Prairie : de nouveaux matériels pour l’entretien autour des clôtures
La gestion de la végétation sous les clôtures électriques est essentielle en système herbager. Des outils utilisés dans d’autres…
« Suite à la FCO, il va manquer de femelles de renouvellement dans 30 % des élevages laitiers », d’après Innoval

La reproduction des troupeaux laitiers a été mise à mal avec le passage de la FCO 3 et 8, particulièrement marqué dans le…

<em class="placeholder">Benoit Chamagne, éleveur laitier</em>
Eleveur lâché par Lactalis : « J'arrête le bio et je rejoins une petite coopérative laitière », en Haute-Saône

Après avoir vu son contrat dénoncé par Lactalis, Benoit Chamagne, éleveur laitier en agriculture biologique en Haute-Saône,…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière