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Une pompe à chaleur sur les cheminées d’extraction d’air

Un nouveau procédé de captage de la chaleur de l’air sortant des cheminées a été testé à la station de Guernévez, dans le Finistère. Il permet d’économiser 83 % de chauffage en post-sevrage.

Depuis décembre 2017, la station de Guernévez teste un nouvel équipement pour chauffer une salle de post-sevrage (1). Le principe consiste à installer, dans le conduit d’extraction de la salle, un réseau de tuyaux en cuivre enrobés de plastique dans lequel circule un fluide frigorigène. Ce fluide frigorigène capte les calories de l’air extrait de la cheminée puis les transfère dans l’air ambiant de la salle à chauffer à l’aide d’un ou de plusieurs aérothermes. Ce transfert se fait après passage par une pompe à chaleur qui démultiplie la puissance de chauffage et dont la technologie repose sur la détente directe.

À Guernévez, les tuyaux de cuivre qui récupèrent la chaleur ont été installés dans la cheminée d’extraction d’une salle de post-sevrage logeant 90 porcelets, ainsi que dans celle de la gestante voisine, en permanence occupée par des animaux (40 truies). La salle de post-sevrage fait 12 mètres de long et 4,20 mètres de large avec un seul mur en contact direct avec l’extérieur. L’entrée d’air se fait par plafond perforé. Sur les deux premières bandes passées dans le bâtiment depuis le lancement de l’essai, la consommation moyenne de chauffage en post-sevrage est de 1,16 kWh/porcelet dont 0,35 kWh/porcelet pour le préchauffage de la salle. L’essentiel des consommations a lieu les 12 premiers jours après l’entrée dans la salle.

Un temps de retour sur investissement de 6,25 ans

Pour une conduite en 7 bandes et un sevrage à 28 jours, soit 8,69 bandes/an, cette consommation équivaudrait à 10 kWh/place/an. En extrapolant sur une année complète les résultats obtenus sur les premiers mois de l’année 2018 caractérisés notamment par des températures froides. Ceci correspondrait alors à près de 83 % d’économie sur les consommations de chauffage par rapport à une référence moyenne de 60 kWh/place/an.

L’économie réalisée serait alors de 50 kWh/place/an soit 6 €/place/an pour un tarif électricité de 0,12 € HT/kWh. Le coût de l’installation est de 7 500 euros hors taxes, pose et mise en service comprise, pour un bâtiment de 200 places. Le temps de retour sur investissement serait alors de 6,25 ans, hors aides et sans tenir compte de l’augmentation probable des tarifs de l’électricité. La poursuite de l’essai sur une année complète, à Guernévez, permettra de valider, dans le temps, ces résultats qui sont cohérents avec la première installation réalisée en élevage, dans le Morbihan. Enfin, l’équipement s’est adapté facilement à l’existant et offre de bonnes conditions d’ambiance aux porcelets.

frederic.kergourlay@bretagne.chambagri.fr(1) L’équipement a été installé par la société Sobrecat du Morbihan. www.sobrecat.fr

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