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« Nous allons gagner 1 h 30 de travail par jour avec notre nouveau bloc naissage porcin »

Le nouveau bloc naissage de l’Earl Pennec dans le Finistère va permettre aux associés de gagner du temps et d’améliorer leur confort de travail grâce aux automatismes.

À l’Earl Pennec, il y a deux passions : les pommes de terre en sélection et les porcs. Ludivine Lamour gère l’atelier porcin et Mathieu Pennec les cultures, avec pas moins de 35 ha de pommes de terre en sélection. « Nous sommes complémentaires mais nous avons chacun nos responsabilités », indique Ludivine Lamour, installée depuis juillet 2025 avec son conjoint. Afin de gérer au mieux les pics de travaux, ils viennent d’investir dans un nouveau bloc naissage. Au sein de leur élevage de 160 truies naisseur engraisseur total, l’automatisation avec de nouveaux équipements permet de gagner en temps et en souplesse de travail. « Actuellement, nous faisons beaucoup de tâches manuelles en maternité. Je compte gagner 1 h 30 en moyenne par jour sur 6 jours », calcule Ludivine Lamour, lors de la porte ouverte organisée par le groupement Syproporcs et Le Gouessant à Trégarantec (29).

L’automatisation pour gagner du temps

Après neuf mois de travaux, le nouveau bloc naissage regroupe sous le même toit la maternité bien-être, la verraterie liberté, la partie gestante, la quarantaine plus un petit bout de post-sevrage, ce qui facilite l’organisation du travail. La maternité comprend deux salles de 24 places de mise bas. Les cases de 2,60 m sur 2,70 m « Multi-lib latérale » avec ouverture papillon, aménagées par Galvelpor, laisse un espace de 4,3 m² pour la truie. Elles sont conçues avec un couloir avant et arrière permettant de ne pas entrer dans la case et d’accéder facilement au doseur individuel connecté Skiold. La case comporte un nid à porcelet entièrement clos avec capot transparent et lampe de chauffage. Outre l’automatisation, l’objectif était de concevoir un bâtiment lumineux. « Des fenêtres de 1 m sur 2 m ont été installées, le maximum que les murs peuvent supporter », indique Delphine Gorin, technicienne bâtiment au Gouessant. Pas moins de 8 fenêtres s’insèrent dans les murs extérieurs d’une des salles de la maternité, également présentes dans le mur de séparation des deux salles. « J’aime bien être dehors. De l’intérieur, je voulais voir l’extérieur et travailler dans des bâtiments clairs. J’ai choisi le plafond de la maternité de couleur blanche », note Ludivine Lamour.

<em class="placeholder">Salle maternité avec lumière naturelle et plafond blanc. </em>

L’air est diffusé dans les salles par un plafond perforé et « la ventilation se fait avec un pompage dans la masse », poursuit Delphine Gorin. Un cooling a été installé pour refroidir l’air entrant, uniquement en maternité.

Des gains techniques attendus

Séparée par un couloir conçu aussi avec des puits de lumière, la nouvelle verraterie dispose de 66 places liberté et la quarantaine de 20 places. La partie gestante conçue avec 100 places en quatre lots est équipée de DAC Schauer choisis pour leur robustesse et pour limiter la compétition à l’auge. Enfin le nouveau post-sevrage comprend 360 places équipé de nourrisseurs et de caillebotis plastiques.

Avec ce nouvel outil performant et automatisé, les jeunes associés visent l’amélioration des performances. Si les résultats techniques sont déjà satisfaisants avec 2,66 d’IC, 14 porcelets sevrés par portée, 10 % de taux de perte sous la mère et moins de 5 % de taux de perte sevrage vente, les éleveurs veulent « sevrer plus lourd » les porcelets à 28 jours. « Avec le nouveau bâtiment, nous visons 7 à 7,5 kg de poids au sevrage et 15 porcelets sevrés par portée. » L’accompagnement des truies dans la lactation avec un outil de précision permettra d’avancer sereinement vers cet objectif.

Outre l’automatisation, l’objectif des éleveurs était de concevoir un bâtiment lumineux.

 

L’élevage EARL Pennec

  • 160 truies naisseur-engraisseur total
  • Conduite en 7 bandes, sevrage 28 jours,
  • 4 UTH dont 2 salariés (Philippe Pennec et Yoann Merrien)
  • Génétique truie : Hypor
  • 150 ha de SAU dont 35 ha de pommes de terre en sélection ; 45 ha de blé, 60 ha de maïs et 10 ha de colza.

Le doseur Skiold en maternité

Le doseur Skiold Smart Feeder motorisé, équipant les deux salles de maternité, assure la distribution automatique de l’aliment sec et de l’eau. Une sonde en fond d’auge permet d’autoriser ou non la distribution, supervisée par ordinateur. Le doseur en forme de V présente une capacité de 7 l (ou 4-5 kg d’aliment). Le système est équipé d’une seule chaîne plastique avec un même aliment sec distribué dans toute la salle. La partie électronique est placée dans le couloir, en dehors des salles maternité.

 

 
<em class="placeholder">« Nous allons gagner 1 h 30 de travail par jour avec notre nouveau bloc naissage porcin »</em>
© E. Le Corre

Le Gouessant accompagne l’installation

  • La coopérative verse une aide directe via l’aliment ou l’activité FAF de 5 € par porc, soit pour l’Earl Pennec un montant de 25 000 € versé la 1re année dans le cadre de l’installation ou d’un projet de bâtiment restructurant.
  • Le groupement Syproporcs propose un prêt d’un montant de 240 €/truie à un taux bonifié pour financer le cheptel
  • Un contrat de reprise sécurisé, Pig Sekur, garantissant un prix minimum équivalent au coût de revient moyen pour 50 % des charcutiers sur les 3 premières années d’installation. Signé pour l’installation de Mathieu, le contrat accompagne également l’installation de Ludivine.

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