Aller au contenu principal
Font Size

L’intelligence artificielle arrive dans les élevages

L’intelligence artificielle et le numérique promettent de révolutionner le métier de l’éleveur en l’accompagnant 24 heures sur 24 dans le suivi et la traçabilité des animaux. Des premières solutions ont été dévoilées au Space.

À la station Ifip de Romillé, les ingénieurs testent les nouveaux dispositifs de caméra capables d'analyser le comportement des animaux en temps réel pour aider les éleveurs dans ses prises de décision. © D. Poilvet
À la station Ifip de Romillé, les ingénieurs testent les nouveaux dispositifs de caméra capables d'analyser le comportement des animaux en temps réel pour aider les éleveurs dans ses prises de décision.
© D. Poilvet

Tous les secteurs d’activité ont aujourd’hui un seul mot à la bouche : l’intelligence artificielle (IA). Le secteur agricole dont la filière porcine ne fait pas exception. Derrière ces deux mots se cachent différentes disciplines. La plus prometteuse semble être l’analyse d’images, primée par plusieurs Innov’Space et présentée par plusieurs sociétés au salon rennais. Cet engouement provient essentiellement des possibilités infinies qu’elles offrent à partir d’un seul et unique capteur devenu très bon marché et performant : la caméra. À cela viennent s’ajouter les progrès accomplis sur les réseaux de neurones artificiels qui constituent la forme d’IA la plus aboutie lorsqu’il s’agit de traiter des images. Les applications imaginées peuvent considérablement améliorer le quotidien des éleveurs. L’entreprise canadienne Ro-Main propose déjà des solutions de suivi et de comptage des animaux. Les équipementiers français ne sont pas en reste. Sodalec utilise l’analyse d’images pour aider aux respects des règles de biosécurité en étudiant les sens de passages des personnes et des véhicules. Copeeks fait le pari de l’analyse automatique du comportement des animaux en associant l’image et les paramètres d’ambiance. Mais face à cet engouement, il faut garder les pieds sur terre : le faible niveau de maturité de ces technologies n’offre qu’un aperçu de l’étendue de leurs possibilités, sans pour autant convaincre les éleveurs de franchir le pas, du moins pour le moment.

Des informations collectées à l’échelle de l’animal

D’autres solutions numériques s’installent dans le concret avec comme leitmotivs principaux la traçabilité et les performances techniques. Côté performances techniques, la numérisation apporte de nouvelles solutions de saisies automatiques, la possibilité de faire une GTE en continue ou encore la mise à disposition d’informations à l’échelle de l’animal. Ainsi, l’alimentateur Synaps, développé par Calipro, valorise les données individuelles des cochettes pour adapter leur plan de rationnement. De son côté, le Gouessant souhaite améliorer les performances techniques en analysant le comportement des animaux à travers des automates d’alimentation de précision. L’autre atout de la numérisation réside dans une meilleure traçabilité. Smart’Pharm, présenté par Asserva, est un exemple concret de ces outils qui assurent un suivi sans faille des traitements vétérinaires. Une exigence clairement énoncée par les consommateurs qui pourrait jouer en faveur de la production nationale, face aux risques de dérive que représentent les traités de libre-échange intercontinentaux.

Les applications issues de l’intelligence artificielle peuvent considérablement améliorer le quotidien de l’éleveur

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir porc.

Les plus lus

Les auges d’alimentation sont réparties en quatre rangées sur le gisoir plein surélevé pour avoir un accès suffisant pour chaque porc.  © D. Poilvet
Un bâtiment bovin transformé en engraissement
Jean-François Osmond a rénové une ancienne stabulation laitière de 3 000 m2 pour en faire un engraissement de 700…
Le capteur est installé sur l'un des pieds du silo à 1 mètre de hauteur environ. © Nanolike
Cooperl connecte les silos d’aliment dans les élevages de porcs
Cooperl propose en partenariat avec la société Nanolike un capteur pour évaluer la quantité d’aliment restant dans les silos d’…
Dix groupements de l'Ouest s'engagent pour l'arrêt de la castration des porcelets

Dans un courrier adressé à leurs éleveurs en date du 23 juin, dix organisations de producteurs (1) de porc du Grand Ouest s'…

Les références de prix allemands sont basées sur des poids de carcasse chaude, ce qui induit une erreur de 2,5% si on les compare avec les prix français basés sur les poids froids. © D. Poilvet
Le prix payé aux éleveurs de porcs français est bien déconnecté de celui pratiqué dans les autres pays de l’UE
La fédération nationale porcine démontre que le prix payé aux éleveurs français est très en retrait des prix pratiqués en Espagne…
La case Protek se pose comme le modèle standard du bien-être animal en maternité. © B. Plesse
I-Tek étoffe sa gamme de cases bien-être pour les truies en maternité
I-Tek refond entièrement sa gamme de cases maternité bien-être avec la commercialisation de trois modèles différents.
 © D. Poilvet
La sous-traitance dans les abattoirs de porcs Allemands, c’est fini

« À partir du 1er janvier 2021, l’abattage et la transformation de la viande ne pourront être effectués que par les…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8,50€ TTC/mois
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)