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Les grands élevages chinois prennent le pas sur les petits

Selon un récent rapport américain, l’ensemble des grands élevages chinois produit désormais plus de porcs que l’ensemble des petits.

Des élevages gigantesques se construisent en Chine, comme ici un bâtiment qui abritera 50 000 truies réparties sur cinq étages.
© P. Gréau

Un rapport récent du ministère de l’Agriculture américain (USDA) rapporte, de sources professionnelles, que depuis 2017, les grands élevages chinois détiennent, à l’échelle du pays, plus de porcs que les petits. Le rapport ne précise pas les tailles d’élevages considérées comme petites ou grandes. Toutefois, cette observation marque un moment symbolique dans la restructuration en cours au sein de la production porcine chinoise, conduite par de grandes entreprises d’intégration. En 2017, la plus grande entreprise de production chinoise, Wen, a produit 19 millions de porcs – soit un peu moins que la production française (23 millions de porcs) – contre 7 millions en 2011. La deuxième, Mu Yuan, est actuellement la plus dynamique. En 2018, elle devrait augmenter sa production d’au moins 5 millions de porcs – soit l’équivalent de la production commercialisée par la Cooperl.

Les importations chinoises en recul en 2018

Conséquence logique de cette évolution, les importations chinoises devraient diminuer de 7 % en 2018, à 1,5 million de tonnes, grâce à l’augmentation de la production portée par ces grandes entreprises. La production chinoise devrait augmenter de 3 % à 54,75 millions de tonnes. De même, la consommation devrait progresser de 3 % à 56 millions de tonnes. Les prix devraient baisser, et accélérer les arrêts de petits élevages, tout en ralentissant l’expansion des grandes entreprises.

L’USDA observe que la consommation devrait atteindre prochainement un plafond dans les plus grandes villes du pays. Avec l’amélioration des revenus et du niveau de vie, les consommateurs urbains recherchent des protéines qu’ils considèrent comme plus saines et maigres, comme les produits de la mer et la volaille. Les consommateurs urbains recherchent également du « porc de marque », qu’ils considèrent comme plus sûr sur le plan sanitaire. De récentes études ont porté sur les achats de porcs en ligne en Chine, qui se développent rapidement dans les villes. Selon l’USDA, ces études montrent que les consommateurs qui utilisent ce canal se tournent plus volontiers vers des produits de marque et vers du « porc noir », perçu comme un produit de qualité en Chine.

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