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Un groupe d'éleveurs se mobilise pour l’arrêt de la castration des porcelets

© Ifip

"Oui aux mâles entiers, non à la généralisation de la castration sous anesthésie". Tel est le mot d’ordre d’un groupe d’éleveurs réunis au sein d’une nouvelle association présidée par Jean-Jacques Riou, éleveur dans le Finistère et ancien président du marché du porc breton. Ils refusent de s’engager dans la voie de la castration sous anesthésie, "un non-sens sociétal, économique, environnemental, pour le bien-être animal et celui de l’éleveur. Nous serions obligés d’injecter un anesthésique localement au niveau de chaque testicule vingt minutes avant la castration, en plus de l’antidouleur par voie intramusculaire. Inacceptable pour nous éleveurs!" Ils soulignent en revanche que la non-castration permet de produire une viande de qualité. "Toutes les études sont unanimes, moins de 1 % des animaux présentent un risque d’odeur. Des techniques certifiées existent pour gérer cet enjeu".

L’association met en avant l'incidence économique importante de l'arrêt de la castration. "La distorsion aujourd’hui entre les éleveurs qui ne castrent pas et ceux qui le font est de 8 € par porc sorti élevage. Cette somme représente plus que le revenu moyen sur la dernière décennie". Et de mettre en garde les éleveurs : "si les groupements ne prennent pas en main collectivement ce dossier, nous n’aurons que deux solutions : castrer avec anesthésie et rester dans notre groupement, ou bien vendre nos porcs non castrés hors groupement aux abattoirs preneurs". L’association demande aux comités régionaux porcins de se concerter avec les abattoirs pour une nouvelle grille de paiement. 

D.P. 

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