Aller au contenu principal

Un groupe d'éleveurs se mobilise pour l’arrêt de la castration des porcelets

© Ifip

"Oui aux mâles entiers, non à la généralisation de la castration sous anesthésie". Tel est le mot d’ordre d’un groupe d’éleveurs réunis au sein d’une nouvelle association présidée par Jean-Jacques Riou, éleveur dans le Finistère et ancien président du marché du porc breton. Ils refusent de s’engager dans la voie de la castration sous anesthésie, "un non-sens sociétal, économique, environnemental, pour le bien-être animal et celui de l’éleveur. Nous serions obligés d’injecter un anesthésique localement au niveau de chaque testicule vingt minutes avant la castration, en plus de l’antidouleur par voie intramusculaire. Inacceptable pour nous éleveurs!" Ils soulignent en revanche que la non-castration permet de produire une viande de qualité. "Toutes les études sont unanimes, moins de 1 % des animaux présentent un risque d’odeur. Des techniques certifiées existent pour gérer cet enjeu".

L’association met en avant l'incidence économique importante de l'arrêt de la castration. "La distorsion aujourd’hui entre les éleveurs qui ne castrent pas et ceux qui le font est de 8 € par porc sorti élevage. Cette somme représente plus que le revenu moyen sur la dernière décennie". Et de mettre en garde les éleveurs : "si les groupements ne prennent pas en main collectivement ce dossier, nous n’aurons que deux solutions : castrer avec anesthésie et rester dans notre groupement, ou bien vendre nos porcs non castrés hors groupement aux abattoirs preneurs". L’association demande aux comités régionaux porcins de se concerter avec les abattoirs pour une nouvelle grille de paiement. 

D.P. 

Les plus lus

truies en liberté dans des cases maternité en groupe de 6 truies, avec sevrage sur place
Truies en groupe et sevrage sur place, la maternité repensée

Sabine et Stéphane Demeuré ont mis au point leur modèle de maternité liberté qui associe truies en groupe et sevrage sur place…

<em class="placeholder">Jean-Marc et Stéphanie Langlais, éleveur de porcs</em>
« J’ai agrandi mon élevage de porcs pour avoir des salariés »

À Lamballe dans les Côtes-d’Armor, Jean-Marc Langlais a repris deux sites proches de son élevage pour atteindre une taille d…

<em class="placeholder">Steven Le Hir, éleveur porcin naisseur engraisseur et son équipe salariale</em>
« J’ai investi dans mon élevage porcin pour mieux accueillir des salariés »

Steven Le Hir, installé depuis octobre 2020 dans le Finistère, a souhaité très vite acquérir un autre site pour se…

<em class="placeholder">Morgane Rannou, présidente de Porélia</em>
Le groupement d'éleveurs de porcs Porélia défend la résilience de son modèle

Face à la baisse des cours du porc, Porélia réaffirme les fondamentaux de son modèle : maîtrise des coûts,…

<em class="placeholder">Un quart des 26 installations accompagnées par la Cooperl en moyenne tous les ans se font hors cadre familial</em>
Transmettre son exploitation à son salarié

Pour remplacer les éleveurs qui vont partir en retraite, les seules transmissions familiales ne suffiront pas. Les salariés…

<em class="placeholder">L&#039;éleveur Samuel Blaisot devant son nouveau bâtiment, entouré de Fabrice Collin et Philippe Delahaye de Cirhyo.</em>
« J’ai arrêté le naissage dans mon élevage porcin pour agrandir mon post-sevrage et mon engraissement »

En collaboration avec Cirhyo, Samuel Blaisot a arrêté le naissage et augmenté de 7 400 à 12 000 son nombre de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​ TTC
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)