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Le virus de la Fièvre porcine africaine peut survivre longtemps dans le milieu naturel

Une méta-analyse réalisée en partie par l’Ifip montre que la durée de survie du virus de la fièvre porcine africaine (FPA) est très variable selon le support et la température ambiante auxquels il est soumis.

Panneau Avertissement de la peste porcine africaine sur une barrière.
Panneau Avertissement de la peste porcine africaine sur une barrière.
© Heiko Küverling/stock.adobe.com

À partir d’un ensemble d’études scientifiques dont la plus ancienne date de 1965, une méta-analyse réalisée en partie par l’Ifip démontre que la durée de survie du virus de la FPA peut varier de zéro à plus de 112 jours selon le support concerné et la température du milieu. 

 

 

 

Une étude de chercheurs allemands sur la survie du virus de la FPA dans divers types de sols (1) montre que le pH, la structure du sol et la température ambiante sont des éléments déterminants du maintien de son pouvoir infectant, que ce soit du sable (jusqu’à 2 à 3 semaines), de la terre (1 semaine) ou de la boue (3 semaines). Le virus n’a pas été retrouvé dans des sols acides comme peut l’être un sol de forêt. Toutefois, au vu de la variabilité des situations, toutes les carcasses de sangliers trouvées dans des zones à risque devraient être éliminées selon un processus hygiénisant, à la fois pour la carcasse et le site de découverte du cadavre.

Le virus résiste mieux au froid

Il en va de même pour la survie du virus dans les urines, les fèces ou la salive, ainsi que les aliments et matières premières. Sa durée dépend principalement de la température à laquelle est soumis le support : plus il est froid, et plus il résiste. Ces données sont extrêmement importantes pour prévenir la diffusion de la FPA. Cependant, la capacité à détecter le premier cas, que ce soit en élevage ou dans la faune sauvage, reste déterminante dans la gestion de l’épidémie. Il est donc important de garder en tête les signes cliniques de la fièvre porcine africaine et les voies d’introduction du virus en élevage, et de maintenir, voire améliorer les mesures de biosécurité mises en place en élevage.

(1) Stability of African Swine Fever Virus in Soil and Options to Mitigate the Potential Transmission Risk Carlson J, Fischer M, Zani L, Eschbaumer M, Fuchs W, Mettenleiter T, Beer M, Blome S. Pathogens. 2020 Nov 23

Coté web

Retrouvez ici la méta-analyse complète à l’adresse suivante : http://biosecurite.ifip.asso.fr/documents/survie_virus_PPA.pdf
Avis de l’Anses relatif à « l’évaluation du risque relatif à la dissémination du virus de la PPA par les cadavres et sous-produits animaux, et par les aliments pour animaux » : https://www.anses.fr/fr/system/files/SABA2019SA0081.pdf

Une transmission essentiellement par contact direct

Le virus de la FPA peut voyager dans l’air jusqu’à un peu plus de deux mètres, mais n’y survit que quelques minutes sans support. C’est pourquoi le principal mode de transmission est le contact direct d’animal à animal, sangliers ou porc domestique. Les aliments contenant des produits carnés issus d’animaux contaminés sont également des vecteurs importants de transmission. Ils sont probablement les causes de l’arrivée de la FPA en Belgique en 2018. Les cadavres d’animaux et les sécrétions animales, les activités humaines via du matériel ou des véhicules contaminés, ou encore les éléments naturels en contact avec des animaux contaminés (eau de surface, céréales, paille) constituent des voies de contamination indirectes, mais qui doivent être maîtrisées.

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