La surveillance des pestes porcines sur la faune sauvage évolue
La France renforce les mesures de surveillance des pestes porcines dans la faune, en introduisant une nouvelle instruction technique, appliquée depuis le 31 juillet 2026. Le réseau d’acteurs pour la surveillance ainsi que les moyens de recherches actives sont élargis.
La France renforce les mesures de surveillance des pestes porcines dans la faune, en introduisant une nouvelle instruction technique, appliquée depuis le 31 juillet 2026. Le réseau d’acteurs pour la surveillance ainsi que les moyens de recherches actives sont élargis.
Les protocoles de surveillance des pestes porcines commune (PPC) et africaine (PPA) sont renforcés pour certains niveaux de risques, avec la nouvelle instruction technique, mise en application depuis le 31 juillet 2026. Pour rappel, il existe 5 niveaux de risques (1, 2A, 2B, 3 et 4) en fonction du risque de diffusion du virus et de la proximité géographique de cas.
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Plus de moyens pour la surveillance
Dès le niveau de risque 2B, le réseau d’acteurs pour la surveillance terrain a été élargi aux « agents professionnels de la faune des parcs nationaux et régionaux, des réserves naturelles ou autres aires protégées, lieutenants de louveterie, fédérations de pêcheurs forestiers (via ONF, Fransylva et CNPF en particulier), gestionnaires d’Infrastructures linéaires de transport, association de protection de la nature et agriculteurs (via les Chambre d’agriculture ou les GDS) ». Si le risque passe au niveau 3, les moyens engagés pour la recherche active des cadavres seront étendus avec des patrouilles réalisées par des agents professionnels, des ratissages des zones à risque mais aussi de la prospection par des chiens de détection formés ou encore des drones. De plus, il est désormais possible de réaliser des prélèvements terrains pour les analyses dès le niveau 2A, en plus des niveaux 2B et 3.
Des foyers PPA en Europe
La France reste indemne de peste porcine africaine (PPA) au 23 août 2028 (source : DGAL), puisqu’aucun cas n’est déclaré. Plusieurs pays de l’Europe centrale présentent des foyers dans la faune sauvage et en élevage (Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Hongrie, Italie, Lettonie, Moldavie, Pologne, Roumanie, Serbie, Slovaquie et Ukraine).
L’Allemagne, l’Espagne, l’Estonie, la Finlande et la Lituanie présentent eux des cas dans la faune sauvage mais pas dans les élevages. La Finlande a récemment déclaré plusieurs cas dans la faune sauvage, après la détection du premier à Virolahti, le 24 juillet 2026, près de la frontière partagée avec la Russie. De même, l’Allemagne continue de déclarer des cas dans la faune sauvage, principalement en Rhénanie-du-Nord Westphalie.