Aller au contenu principal

Huit heures de lumière par jour, pour tous les porcs

La réglementation sur le bien-être animal impose une durée et une intensité d’éclairage minimum pour les porcs. Il existe différentes manières d’éclairer les bâtiments d’élevage.

D’après la directive 2001/88/CE établissant les normes minimales relatives à la protection des animaux, les porcs doivent être exposés à une lumière d’une intensité au moins égale à 40 lux pendant un minimum de huit heures par jour. Cette obligation de lumière, naturelle ou artificielle, est valable pour toutes les catégories d’animaux.

Bien-être animal et amélioration des conditions de travail

Le porc a une activité principalement diurne et crépusculaire, il a donc besoin de lumière durant la journée. La luminosité a une incidence positive sur la reproduction et l’essentiel de la consommation d’aliment s’effectue de jour, au sevrage en particulier, les porcelets ne consomment qu’en présence de lumière. Un éclairage inadapté en élevage peut donc avoir des répercussions sur les résultats techniques de l’élevage. Au-delà du bien-être des animaux, un éclairage adapté favorise également un environnement de travail plus sûr et plus confortable, cela permet d’améliorer les conditions de travail des éleveurs et de réduire les risques d’accidents. Il est recommandé une intensité minimale de 100 lux dans les couloirs des bâtiments, une intensité de 200 lux pour la surveillance des animaux et entre 300 et 400 lux pour tout travail de précision.

Lumière naturelle

La lumière naturelle, au travers de fenêtres dans chaque salle, permet de garantir un minimum d’éclairement des salles, pour un coût de fonctionnement nul. Les bâtiments éclairés en lumière naturelle permettent d’améliorer les conditions de travail et offrent une réelle attractivité auprès des salariés d’élevage et des visiteurs. Cela permet également de réduire les coûts énergétiques. En cas d’éclairage naturel insuffisant, il convient tout de même d’y ajouter un éclairage artificiel. Le nombre de points d’éclairement et leur position varient en fonction de la conception et de l’orientation du bâtiment.

Économies d’énergie

Il existe de nouveaux équipements pour faire des économies d’énergie. L’éclairage led permet la création de programmes lumineux tout en garantissant des économies d’énergie non négligeables. Le tube led présente quelques avantages clés par rapport au tube fluorescent : pour un post-sevrage, éclairé huit heures par jour sur six semaines, la différence de consommation entre ces deux types de néons est de 26 kWh, soit 85 % d’économie. L’installation de tubes leds constitue un investissement supérieur aux néons lors de l’achat, l’équipement led étant cependant nettement plus rentable sur la durée, à la fois du fait du différentiel de consommation nettement favorable à la led, mais également d’une durée de vie beaucoup plus importante (50 000 heures contre 10 000 heures pour un tube fluorescent).

Les puits de lumière permettent de capter la luminosité du jour et présentent également une source d’économie d’énergie. La lumière est transmise depuis l’extérieur jusqu’au diffuseur installé au plafond de la salle d’élevage par un conduit réfléchissant. Il peut restituer aisément une intensité d’une centaine de lux à 2 mètres sous le diffuseur même par temps nuageux.

Enfin, il ne faut pas négliger l’entretien régulier des fenêtres et des sources lumineuses de l’élevage (réparation des néons défectueux, nettoyage des fenêtres et des puits de lumière…) pour assurer une bonne qualité d’éclairage. Une fiche technique a été rédigée sur ce dossier, elle sera publiée courant 2018 et sera à disposition des éleveurs pour leur rappeler les principaux points à retenir sur la lumière en élevage de porcs.

Des autocontrôles possibles en élevage

L’éclairement fait l’objet de contrôles bien-être en élevages de porcs. Le vade-mecum relatif à l’inspection des élevages de porcs est disponible sur le site internet du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, il précise que les animaux doivent être exposés à une lumière d’une intensité au moins égale à 40 lux et le rythme d’éclairement doit respecter un minimum de huit heures d’exposition à la lumière par jour. L’éleveur peut réaliser un autocontrôle. L’inspection est visuelle, l’intensité est jugée conforme si l’éleveur peut observer distinctement tous les animaux dans les salles et lire un document sans difficulté. Pour garantir le rythme d’éclairement minimum de huit heures, l’éleveur peut installer une minuterie sur la source de lumière artificielle. Le contrôle du rythme d’éclairement est vérifié au dire de l’éleveur.

En savoir plus

Une préconisation des organisations professionnelles

Les organisations professionnelles (Coop de France, FNP, Inaporc, chambre d’agriculture de Bretagne) rappellent aux éleveurs cette obligation d’élever les porcs avec une durée et une intensité d’éclairage minimum pour assurer le respect de la réglementation. La profession affirme ainsi son engagement en faveur du bien-être animal et communique sur des pratiques d’élevage respectueuses des animaux. Les organisations professionnelles préconisent pour tout nouveau bâtiment : de fournir une source de lumière naturelle dans les salles et d’installer des minuteurs sur les sources de lumière artificielle pour garantir le rythme d’éclairement minimum de huit heures pour les animaux.

Les plus lus

<em class="placeholder">Julien Follanfant  a optimisé l’augmentation de la prolificité de ses truies Libra Star grâce à un taux de perte qui s’est maintenu à un niveau exceptionnellement ...</em>
SCEA Lecornué : "Sur 100 porcelets qui naissent dans ma maternité, 90 vont à l’abattoir"

À la SCEA Lecornué, le taux de perte sur nés vivants se maintient autour de 7 % depuis cinq ans. Dans le même temps, la…

<em class="placeholder">Elodie entourée de </em>
« J’ai transformé une partie de l’élevage lapin en atelier d’essai porcin »

Installée sur l’élevage familial cunicole, Élodie Guillotel vient de créer un atelier de post-sevrage et d’engraissement en…

<em class="placeholder">Installé à Plélo (Côtes-d’Armor), le démonstrateur Charlie sera le support à la finalisation du procédé de liquéfaction du biogaz. Y seront produits annuellement ...</em>
La liquéfaction du biogaz ouvre une nouvelle voie de valorisation pour les agriculteurs

Après la cogénération et l’injection, la liquéfaction ouvre une nouvelle voie de valorisation du méthane pour les agriculteurs…

<em class="placeholder">Élodie Durand, salariés de la SCEA de La Landette depuis deux ans, a pu compter sur son chef d&#039;élevage, Cédric Merlet, pour apprendre le métier et l&#039;intégrer dans ...</em>
« Mon métier de salariée en élevage porcin est devenu ma passion »

Non issue du milieu agricole, Élodie Durand s’épanouit dans son travail au naissage associatif de La Landette. Son chef d…

<em class="placeholder">L’influence du rang de portée sur le poids de naissance est moindre chez les éleveurs qui pèsent depuis plus longtemps.</em>
La pesée des porcelets à la naissance, levier de gain technique pour les éleveurs de porc

Une enquête en élevages d’Evel’Up confirme l’intérêt du suivi régulier du poids des porcelets à la mise bas pour adapter les…

<em class="placeholder">Dans la maternité liberté de Crécom, les truies sont alimentées avec des automates de distribution d’aliments individuels Gestal.</em>
À Crécom, trois solutions pour mieux alimenter les truies en lactation

Une analyse des données d’alimentation des truies réalisée par la chambre d'agriculture de Bretagne dans sa nouvelle maternité…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)