Aller au contenu principal

Fièvre porcine africaine, la biosécurité avant tout

Empêcher la fièvre porcine africaine (FPA) d’entrer dans nos élevages, c’est l’objectif majeur que se fixe toute la profession au travers de la mise en place de mesures efficaces de biosécurité.

La création d'un sas sanitaire à l'entrée de l'élevage (ici, au Gaec Coat-Bihan à Plédéliac, Côtes-d'Armor) est une mesure simple à mettre en oeuvre pour protéger l'élevage de contaminations extérieures.

La fièvre porcine africaine est une maladie redoutable. Sa forte létalité condamne pratiquement 9 porcs sur 10 contaminés par le virus (page 16). Même si sa contagiosité semble moins importante que d’autres maladies comme la fièvre aphteuse ou la peste porcine classique, sa progression géographique régulière constatée en Europe de l’Est, et plus récemment en Chine, démontre que ses vecteurs de transmission sont difficiles à maîtriser. Et que l’homme est le principal responsable des contaminations en élevage. C’est notamment vrai dans les pays où les petites fermes familiales de quelques animaux sont encore nombreuses (page 23). Ces petits paysans, peu sensibilisés aux mesures de biosécurité, véhiculent involontairement le virus par leurs pratiques d’élevage et leur mode de vie, proche de la faune sauvage. Il ne faut pas non plus sous-estimer le rôle des denrées alimentaires contaminées, qui sont probablement à l’origine de l’apparition des cas de FPA en Belgique.

Face à cette menace, la profession prend le problème à bras-le-corps. Un arrêté publié le 16 octobre dernier détaille les mesures de biosécurité à mettre en place pour protéger les élevages (page 20). Elles concernent tout ce qui peut entrer ou sortir : matériel, animaux, visiteurs et bien sûr les éleveurs et leurs salariés. Ces mesures ne doivent pas être vues comme une contrainte, mais au contraire comme une opportunité qui va aussi permettre d’améliorer le niveau sanitaire des élevages, et donc de diminuer les dépenses de santé. Bien souvent, peu de choses suffisent pour obtenir une protection efficace vis-à-vis d’une possible contamination extérieure. Le niveau des investissements en matériel est faible en comparaison des bénéfices attendus. Mais ce qui décidera avant tout de la réussite de ces mesures, c’est le facteur humain et particulièrement la pérennité de ces mesures dans le temps.

Bien souvent, peu de choses suffisent pour obtenir une protection efficace

Les plus lus

Christian Maisonneuve est éleveur de porcs à Bouchamps-lès-Craon en Mayenne « J’ai choisi la biofiltration pour mon élevage de porcs et je ne le regrette pas ! »
« J’ai choisi la biofiltration pour mon élevage de porcs et je ne le regrette pas ! »
Christian Maisonneuve est éleveur de porcs à Bouchamps-lès-Craon en Mayenne. En 2021, il a fait le choix de mettre en place un…
Un biofiltre bien optimisé permet de réduire plus de 50% des émissions d’ammoniac.
La biofiltration pour réduire les émissions d'ammoniac et les odeurs des bâtiments porcins
La biofiltration est un système de traitement de l’air en sortie de ventilation qui permet de réduire les émissions d’ammoniac et…
Avec un prix de l'énergie multiplié par cinq pour l’électricité et par près de deux pour le gaz en deux ans, la pression est maximale chez les abatteurs et les transformateurs.
Flambée de l'énergie : L’industrie de la viande porcine est sur le gril
La flambée du prix de l’énergie inquiète l’aval de la filière qui réclame la mise en place d’un bouclier tarifaire. En attendant…
Forte baisse des résultats des élevages de porcs en 2021 à l’international
Forte baisse des résultats des élevages de porcs en 2021 à l’international
En 2021, les résultats des éleveurs de porc ont baissé dans la très large majorité des principaux pays producteurs du monde…
Mathieu Edy (à gauche), avec Anthony Leblanc, responsable de la maternité, et Maxime Edy. «En achetant un lot de cochettes croisées par an, nous n'avons pas à gérer un noyau de race pure.»
"J'assure le renouvellement de mon troupeau de truies grâce à un noyau de cochettes F1"
À l’EARL Edy naissage, trente cochettes croisées Large-White x Landrace sont introduites dans l’élevage une fois par an.…
Porcelets sous la lumière
Prix de l’électricité : les éleveurs de porcs exclus du bouclier à 280 euros s’alarment
La fédération nationale porcine demande à ce que tous les élevages de moins de 10 salariés puissent bénéficier du tarif plafonné.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)