Aller au contenu principal
Font Size

Brocéliande passe au sans antibiotique dès la naissance

La filiale de Cooperl a profité du Salon de l’agriculture pour communiquer sur le passage de sa gamme "bien élevés" au sans antibiotique dès la naissance.

Depuis le 1er mars 2018, le jambon « bien élevés » et tous les autres produits de la gamme commercialisée par Brocéliande sont issus de porcs nourris sans OGM et élevés sans antibiotique dès la naissance. L’absence de recours aux antibiotiques était jusqu’ici garantie dès la fin du sevrage. « Un cap majeur vient donc d’être franchi », souligne Anne Lacoste, responsable recherche et développement à la Cooperl. « Les efforts des éleveurs pour améliorer le confort des animaux, une meilleure maîtrise des traitements alternatifs et des moyens de prévention naturels et un suivi très pointu des éleveurs ont porté leurs fruits. Un élément essentiel a aussi été la mise en place d’un suivi individuel des porcs grâce à une boucle électronique posée dès la naissance. » Sur les 350 éleveurs fournisseurs de la marque, 30 % pratiquent désormais un suivi individuel des porcs et l’objectif est d’atteindre rapidement 50 %. Le lancement de la gamme « sans antibiotique dès la naissance » survient par ailleurs après 18 mois de tests puisque 200 000 porcs ont déjà été élevés selon le nouveau cahier des charges par 50 éleveurs.

Créer du lien avec le consommateur

Isabelle Gaudaire et Marie-Agnès Fassot, toutes deux éleveuses dans le Morbihan et productrices de porcs sans antibiotique dès la naissance, étaient présentes le 28 février au Salon de l’agriculture pour expliquer la démarche de Brocéliande et faire déguster leurs produits. « Les gens sont interpellés par une démarche sans antibiotique », constatait Isabelle Gaudaire. « Ils demandent ce que l’on fait quand les porcs sont malades. C’est important que ce soit des éleveurs qui leur répondent. Puis ils demandent où ils peuvent trouver les produits. » Marie-Agnès Fassot notait aussi que "beaucoup de visiteurs viennent sur le salon avec des enfants et sont sensibles au sans antibiotique. Ils goûtent d’abord, apprécient les produits et posent des questions. On peut leur expliquer qu’avec beaucoup de surveillance, une vigilance de tous les instants sur la biosécurité, on peut arriver à gérer les porcs sans antibiotique. Et c’est intéressant de créer du lien avec les consommateurs. Cela change du quotidien. » Pascale, parisienne venue avec son mari et ses deux petites-filles, est ressortie convaincue. « C’est très bien, il faudrait que tout le monde le fasse. Tout le monde veut du naturel. » Au 1er mars 2018, la gamme des produits « bien élevés » issus de porcs non castrés, nourris sans OGM et élevés sans antibiotique dès la naissance comptait plus d’une trentaine de références vendues dans 2500 magasins en France. Après les effilochés de porc, lancés en novembre 2017, deux nouveaux produits sont venus s’ajouter à la gamme début 2018 : un rôti et des minisaucissons. En mai, la marque devrait par ailleurs lancer une autre action de communication avec des éleveurs sous forme d’un Food Truck qui s’installera près des supermarchés distribuant les produits Brocéliande, avec un relais dans le magasin, et pourra aussi être présent sur des festivals ou encore sur des plages.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir porc.

Les plus lus

Les auges d’alimentation sont réparties en quatre rangées sur le gisoir plein surélevé pour avoir un accès suffisant pour chaque porc.  © D. Poilvet
Un bâtiment bovin transformé en engraissement
Jean-François Osmond a rénové une ancienne stabulation laitière de 3 000 m2 pour en faire un engraissement de 700…
Dix groupements de l'Ouest s'engagent pour l'arrêt de la castration des porcelets

Dans un courrier adressé à leurs éleveurs en date du 23 juin, dix organisations de producteurs (1) de porc du Grand Ouest s'…

Les références de prix allemands sont basées sur des poids de carcasse chaude, ce qui induit une erreur de 2,5% si on les compare avec les prix français basés sur les poids froids. © D. Poilvet
Le prix payé aux éleveurs de porcs français est bien déconnecté de celui pratiqué dans les autres pays de l’UE
La fédération nationale porcine démontre que le prix payé aux éleveurs français est très en retrait des prix pratiqués en Espagne…
L’arrêt de la castration à vif, prochain défi de l’interprofession Inaporc.
Castration sous anesthésie, immunocastration ou élevage de mâles entiers ? Suite à l’annonce de Didier Guillaume d’interdire la…
La case Protek se pose comme le modèle standard du bien-être animal en maternité. © B. Plesse
I-Tek étoffe sa gamme de cases bien-être pour les truies en maternité
I-Tek refond entièrement sa gamme de cases maternité bien-être avec la commercialisation de trois modèles différents.
Les études démontrent des contaminations par les mouches à l'intérieur et à l'extérieur des bâtiments d'élevage. © Elanco
Les mouches peuvent transmettre la fièvre porcine africaine
Des études scientifiques démontrent le rôle important des mouches dans la transmission des maladies du porc.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8,50€ TTC/mois
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)