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Une formation personnalisée des compagnons salariés des éleveurs Cooperl

La démarche Compagnons Cooperl vise à attirer et à former des jeunes à l’élevage de porcs. Le parcours alterne formation théorique et formation pratique, chez un éleveur maître compagnon.

Compagnons Cooperl a lancé sa troisième promotion.
Compagnons Cooperl a lancé sa troisième promotion.
© Cooperl

Compagnons Cooperl démarre sa troisième promotion, composée d’une cinquantaine de compagnons, jeunes en formation ou adultes en conversion, accueillis chez 40 éleveurs « maîtres compagnons ». Cette démarche innovante a été lancée par la coopérative en 2019 à la suite du constat d’un manque de main-d’œuvre et de repreneurs d’élevages.

« Le parcours personnalisé sur deux à trois années, selon les objectifs fixés, alterne une formation pratique, transmise par l’éleveur d’accueil, et théorique via des experts métier de Cooperl », explique Mélinda Buisson, responsable de la gestion des compétences du groupement Cooperl. « Elle s’adresse à tous les profils : des personnes en reconversion professionnelle, des étudiants en apprentissage en CFA ou lycées agricoles ou des salariés d’élevage. » « Cette démarche se veut complémentaire à ce qu’offrent les écoles, avec une approche très terrain, grâce à l’immersion en élevage et une formation en interne très ciblée, poursuit Yann Henry, directeur du groupement. L’objectif est que les compagnons soient 100 % autonomes en fin de parcours. » Les formations en interne ont lieu environ deux jours par mois et abordent 12 items à valider. S’y ajoute une journée de visite par mois en groupe (dans une entreprise de Cooperl, un salon, un élevage…).

Recruter des candidats hors milieu agricole

Les compagnons bénéficient aussi d’un accompagnement personnalisé d’un technicien de la coopérative, dénommé pilote Ressource humaine, soit un pour chacune des neuf zones géographiques. « Son rôle est aussi de recruter de nouveaux compagnons en présentant la démarche en école, en lycée agricole… voire sur les réseaux sociaux. L’idée est de se faire connaître auprès de jeunes qui ne sont pas forcément du milieu agricole », précise Mélinda Buisson.

 

 
Mélinda Buisson, de Cooperl. «Le compagnonnage Cooperl est devenu une démarche de référence pour former et accompagner les agents, techniciens et responsables d’élevage de demain. » © A. Puybasset
Les deux premières promotions de 2019 et 2020 totalisent 90 compagnons, répartis équitablement entre hommes et femmes. Parmi ceux qui ont terminé leur parcours, 34 sont aujourd’hui salariés chez des éleveurs adhérents Cooperl et quatre se sont installés.

 

L’ambition à terme du groupe Cooperl est d’obtenir une certification de la démarche Compagnons Cooperl. L’objectif est d’avoir un diplôme reconnu par l’État et de devenir plus attractif auprès des futurs candidats.

« Une formation très pratique en élevage »

 

 
Jean-Marie Quéméner, éleveur maître compagnon, auprès d’Élodie Seguet et Corentin Lavat, qui ont intégré en 2020 la démarche Compagnons Cooperl. © A. Puybasset
Élodie Seguet et Corentin Lavat sont compagnons chez Jean-Marie Quéméner, installé à Kernascléden dans le Morbihan sur un élevage de 250 truies et sa suite. Leur profil est différent : Élodie, 35 ans, est salariée de l’éleveur. De formation agricole, elle a d’abord travaillé 9 ans en grande distribution. Corentin, 24 ans, est apprenti. Après des études en génie civil, il a changé de voie pour se former à l’élevage de porc. Après une année de bac pro CGEA qui a confirmé son choix, il termine un CS porc en apprentissage et deviendra salarié en fin d’année de Jean-Marie Quéméner. Tous apprécient la démarche Compagnons Cooperl, qu’ils ont intégrée durant l’été 2020. « C’est une formation très technique et plus concrète, complémentaire à ce que l’on apprend en école », explique Corentin. « Les journées de formation au sein de Cooperl permettent de perfectionner nos connaissances, poursuit Élodie. J’apprécie aussi l’insertion au sein de Cooperl et les rencontres avec les autres compagnons, pour tisser des liens et partager nos expériences. » Pour Jean-Marie, la transmission des connaissances se fait aussi dans l’autre sens. « Cela permet de se tenir à jour des nouvelles techniques et de réactualiser nos pratiques d’élevage. L’équipe de salariés est désormais au complet mais je referai volontiers maître compagnons si j’ai une demande d’apprentissage. »

 

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