Aller au contenu principal

Des éleveurs unanimement satisfaits des cases ascenseur pour les truies en maternité

Selon une enquête des chambres d’agriculture de Bretagne, les éleveurs interrogés sont satisfaits de leurs cases ascenseur, tant d’un point de vue technico-économique que sur les aspects de sérénité et de confort au travail.

Avec les cases ascenseur, le gain net de prolificité estimé est de 0,36 porcelet sevré par portée. © D. Poilvet
Avec les cases ascenseur, le gain net de prolificité estimé est de 0,36 porcelet sevré par portée.
© D. Poilvet

De manière unanime, les éleveurs équipés de cases ascenseur qui ont participé à l’enquête des chambres d’agriculture de Bretagne considèrent avoir plus de porcelets sevrés avec cet équipement. Ils n’ont en moyenne que deux à trois ans de recul mais expriment leur satisfaction sur son fonctionnement et ont gagné en tranquillité d’esprit. La surveillance est jugée plus simple lors des mises bas. Tous les éleveurs déclarent se sentir plus sereins et avoir gagné en tranquillité d’esprit. Ils émettent aussi un avis positif sur l’amélioration des performances techniques, notamment le nombre de sevrés. Le fonctionnement et l’entretien des cases ne posent aucun problème pour 95 % d’entre eux. Dans huit élevages, le sevrage est estimé plus rapide, grâce au relevage des cases qui facilite la prise des porcelets. Le système de relevage ne perturbe pas le comportement des truies et des porcelets. La conduite d’élevage dans la maternité est restée inchangée dans 22 élevages. Aucun problème d’accès des porcelets à la mamelle n’a été signalé lorsque la case ascenseur est en position haute. L’investissement est jugé bon au regard du rapport coûts/bénéfices. Le lavage-désinfection ne constitue pas une contrainte. Les éleveurs ne relèvent aucune blessure particulière sur leurs animaux liée au système ascenseur et trouvent leurs truies plus calmes.

Moins de perte sur nés vifs

L’analyse des performances repose sur les données issues de la gestion technique des troupeaux de truies (GTTT). Elle porte sur 17 élevages qui ont fourni leurs données et pour lesquels la part des cases ascenseur représentait entre 45 % à 100 % des places de maternité. Pour chaque éleveur, la GTTT est analysée sur une période d’un à deux ans, avant et après l’installation des cases ascenseur. Cette installation s’étale d’août 2014 à février 2018 selon les élevages. Les résultats sont calculés à partir de la moyenne des élevages, indépendamment de leur nombre de truies présentes.
Entre les deux périodes, la prolificité augmente (+ 0,6 né vivant/portée), sans pouvoir établir de lien avec la présence de la case ascenseur. Ceci oblige à relativiser les effets liés à cette case. Néanmoins, le taux de pertes sur nés vifs a baissé, passant de 14,7 % à 12,2 %. Entre les deux périodes, le gain net estimé en tenant compte de l’augmentation de la prolificité est de 0,36 sevré/portée comparativement à un gain brut de 0,8 sevré/portée. Dans l’échantillon analysé, trois élevages voient toutefois leur taux de pertes sur nés vivants augmenter, passant de 12,7 % à 14,5 %, après la mise en place des cases, tout en affichant une augmentation importante de la prolificité de + 0,9 né vivant/portée. Il y a donc bien une amélioration des performances en maternité, grâce en premier lieu à l’acquisition des cases ascenseur. Cependant, l’analyse des résultats techniques demeure complexe du fait de la faible taille de l’échantillon et de la multifactorialité des performances en maternité.

Avis des éleveurs sur les cases ascenseur

Moins de surveillance, plus de sérénité et de meilleures performances techniques

 
Source : chambres d’agriculture de Bretagne.

Les plus lus

<em class="placeholder">Emmanuel Commault, directeur Cooperl et Bernard Rouxel, son président : &quot;Si l’on veut retrouver de la souveraineté, il faut accepter que les fermes puissent s’agrandir, ...</em>
Cooperl : « Nos élevages de porc à capitaux familiaux doivent pouvoir s’agrandir »

Engagé dans une stratégie de durabilité, Cooperl mise sur la montée en gamme de sa production. Pour rentabiliser les…

<em class="placeholder">Laurent Ferchal (2° à gauche succède à François Pot (2° à droite) à la présidence du Marché du porc français. Ils sont entourés de Julien ligneau, responsable ...</em>
Une nouvelle gouvernance au Marché du porc français

L’outil de Plérin change de présidence et veut renforcer sa représentativité.

<em class="placeholder">Les dirigeants de Porc Armor Evolution réunis à l&#039;occasion de l&#039;assemblée générale le 21 juin à Locminé (Morbihan). </em>
L’activité du groupement Porc Armor a progressé de 6 % en 2025

Porté par une activité dynamique en 2025, le groupement Porc Armor Évolution renforce son offre de services, notamment pour…

<em class="placeholder">L&#039;acidification du lisier apparaît  risquée et comme une source de complexité supplémentaire.</em>
Acidification des lisiers porcins : pourquoi cette technique suscite-t-elle autant de questions ?

Une étude de la chambre d’agriculture de Bretagne montre que l’acidification des lisiers est reconnue pour ses atouts…

91 % des éleveurs porcins se déclarent fiers de leur métier

Selon une enquête réalisée auprès de 215 chefs d’exploitations d’un élevage d’au moins 300 porcs, la très grande majorité des…

<em class="placeholder">Epandage de lisier sur maïs avec une rampe à pendillards. Fertilisation des cultures. Recyclage des effluents d&#039;élevage. Apport d&#039;azote.</em>
Pourquoi l'acidification des effluents d'élevage réduit les pertes d’azote?

Peu répandue en France, l’acidification de lisiers et de digestats au moment de l’épandage diminue les pertes d’ammoniac par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)