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Ter'elevage lance un plan de développement ovin

Face à la baisse des effectifs, l'union Ter'Elevage met en place un plan de 650 000 euros. Objectif : augmenter l'activité de plus de 30 000 agneaux d'ici à cinq ans.

Pierre-Luc Pavageau, président de la section ovine Ter'Elevage et François Bonneau, responsable de l'activité ovine ont présenté le plan lors de l'assemblée générale de Ter'Elevage.
Pierre-Luc Pavageau, président de la section ovine Ter'Elevage et François Bonneau, responsable de l'activité ovine ont présenté le plan lors de l'assemblée générale de Ter'Elevage.
© VBargain

Avec 108097 ovins commercialisés, produits par 504 éleveurs, l'activité de l'union Ter'Elevage (Terrena et Ovi-Ouest) a connu un ralentissement en 2013, suite à l'effet conjugué d'une faible prolificité en début d'année et de la cessation de plusieurs troupeaux. « En dix ans, les effectifs de brebis sur le Grand Ouest ont baissé de 20 %, constate Pierre-Luc Pavageau, président de la section ovine de Ter'Elevage. Le manque de projets de reprise viables et une concurrence foncière très forte rendent difficile l'installation de nouveaux éleveurs, alors que nous devons faire face au vieillissement des exploitants. » Pour faire évoluer cette tendance, Ter'Elevage a décidé d'allouer 650 000 euros pour le développement de la production ovine.

Un maintien des savoir-faire sur le territoire

Garder une densité d'élevages est nécessaire pour la compétitivité, notamment en termes de logistique et de maintien des savoir-faire. Cela permettrait de sécuriser les approvisionnements d'Elivia, pôle cheville de Terrena, et ceux de ses partenaires abatteurs; et de créer une dynamique d'installation de jeunes sur une production qui nécessite moins d'investissements que d'autres. Le dispositif s'adresse aux adhérents et aux candidats à la création d'ateliers ovins. Un premier axe, technique, vise à augmenter la productivité numérique de 0,2 agneau par brebis. Pour cela, à la suite d'un audit technique et vétérinaire de l'élevage, jusqu'à 4 000 euros pourront être attribués pour le renforcement de la génétique (75 euros par bélier, 25 euros par agnelle, 2,50 euros par insémination artificielle) ou l'équipement (jusqu'à 3 000 euros). Les éleveurs concernés sont ceux ayant plus de 300 brebis et un niveau de productivité d'au moins 0,9 agneau par brebis par an. L'objectif est d'augmenter ainsi la production de 4 000 agneaux.

Un revenu forfaitaire pour les éleveurs

Un autre axe du plan de développement est la sécurisation du revenu des éleveurs, pour créer de nouveaux ateliers ovins en garantissant leurs marges. Un prix de vente de référence sera déterminé chaque année pour garantir un revenu forfaitaire de 1,5 Smic pendant cinq ans. Si le prix de marché est supérieur au prix de référence, la différence viendra alimenter une caisse individualisée. S'il est inférieur, Ter'Elevage versera la différence. Au bout des cinq ans, si la caisse est positive, le bénéfice restera à l'éleveur. Si elle est négative, la différence sera considérée comme une subvention. Sont concernés par cette action les projets d'au moins 400 brebis en installation ou en création d'atelier complémentaire. « Cette garantie de marge est par ailleurs très sécurisante pour les banques, souligne Pierre-Luc Pavageau. Le résultat attendu de cette action est de 15000 brebis et 9000 agneaux sur cinq ans. »

Enfin, le troisième outil de Ter'Elevage porte sur la formation des jeunes. Ter'Elevage prendra en charge jusqu'à 4 000 euros du coût de formation de futurs responsables d'élevages ovins. La formation sera réalisée dans le cadre d'un partenariat avec un éleveur tuteur, un institut de formation et Ter'Elevage. Le but est de former 20 futurs exploitants sur 5 ans pour une production attendue de 17 000 agneaux.

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