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Quelle situation sanitaire au premier semestre 2025 ?

Entre bilan des foyers de FCO 2024, commandes de vaccin, arrivée de nouveaux sérotypes et maladies émergentes, la situation sanitaire en France et aux frontières requiert vigilance et anticipation pour la production ovine.

Brebis au pâturage en été
La surveillance de la progression de la FCO et des maladies émergentes ovines est de mise pour cet été.
© L. Geffroy

Au 9 mai 2025 et depuis l’été 2024, près de 17 000 foyers de FCO8 et 10 775 foyers de FCO3 ont été déclarés sur le territoire français. « L’État passe une commande de sept millions de vaccins contre la FCO8, destinés uniquement aux ovins et qui seront gratuits pour les éleveurs », annonce Emmanuel Fontaine, lors du Conseil national de la Fédération nationale ovine (FNO), le 14 mai dernier.

« Néanmoins, nous n’avons pas encore de visibilité sur le délai de livraison, le type de vaccin (unidose ou double dose), ni le fabricant », reprend l’éleveur, en charge du dossier sanitaire au syndicat national ovin.

maintenir la pression vaccinale

Ce vaccin ne sera pas obligatoire, mais les responsables professionnels encouragent vivement tous les éleveurs à anticiper et vacciner leurs troupeaux. « Il est primordial de maintenir la pression vaccinale, c’est la demande qui fait que les laboratoires produisent et non l’inverse. Si vous avez déjà vacciné, commandez quand même les doses gratuites, cela servira de rappel 2025 ou vous fera l’année 2026 gratuite », appuie-t-il.

Si les sept millions de doses n’étaient pas utilisées, la profession ovine risquerait alors de perdre toute crédibilité auprès des pouvoirs publics, selon lui. « La santé des troupeaux et la vaccination sont des responsabilités des éleveurs. N’attendez pas que vos brebis soient touchées pour aller chercher des indemnités, qui sont loin d’être garanties et mettent du temps à arriver », argumente Brigitte Singla, secrétaire générale de la FNO.

D’autres maladies ovines en Europe

La vigilance reste également de mise pour les autres pathologies ovines qui réapparaissent en Europe. La FCO1 est présente en Espagne, l’État français met en place un cordon sanitaire avec de la vaccination sur les huit départements frontaliers ou proches (Pyrénées-Atlantiques, Gers, Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne, Aube, Ariège, Pyrénées-Orientales, Landes). Les doses sont destinées aux ovins et bovins.

Des cas de clavelée ont été signalés en Grèce (380 foyers) et en Bulgarie (16 foyers). La peste des petits ruminants touche 64 élevages en Roumanie et a été observée en Hongrie et Bulgarie. Enfin, des foyers de fièvre aphteuse ont été signalés en janvier en Allemagne et début avril en Hongrie et Slovaquie.

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