Aller au contenu principal

Les ovins laitiers à l'ère de la génomique

Les races ovines laitières sont aujourd'hui prêtes pour entrer avec confiance dans la sélection génomique. Les résultats des études les y encouragent. Le dossier de Pâtre n°617 d'octobre détaille cette avancée scientifique prochainement appliquée.

Une révolution en préparation depuis plusieurs années
Une révolution en préparation depuis plusieurs années
© Fotolia

Les ovins laitiers sont en passe de basculer vers la sélection génomique. La race lacaune va franchir le pas dès la prochaine campagne laitière. Les races pyrénéennes se donnent un an de réflexion supplémentaire. Une révolution technique souvent présentée comme aussi majeure que le développement de l'insémination artificielle. Ce n'est pas peu dire. Le fonctionnement de la sélection va s'en trouver radicalement changé. Les générations de béliers vont se succéder plus rapidement qu'auparavant. Le gain annuel de progrès génétique devrait être de 15 % supérieur et la sélection de nouveaux caractères sera facilitée.

Cette révolution se préparait depuis plusieurs années, soutenue par plusieurs programmes qui ont montré la faisabilité en ovins laitiers. Ils ont permis de concevoir l'ingénierie requise et d'imaginer les nouveaux schémas de sélection. Première mondiale, que même les bovins laitiers n'ont pas réalisée, le programme Roquefort'in a expérimenté en situation réelle la pertinence de la génomique en comparant les résultats d'une sélection classique sur ascendance et d'une sélection sur index génomique. La seconde s'avère plus précise à condition que la pression de sélection initiale soit suffisamment élevée. Le stockage du sang des béliers d'IA depuis la fin des années 1990 a permis de constituer les populations deréférence nécessaires pour établir le lien entre génotype et phénotype. Et, enfin, la baisse très importante ces dernières années du prix du génotypage permet d'aborder la sélection génomique à budget à peu près constant.

Si le contrôle sur descendance reste nécessaire pour entretenir la population de référence et confirmer les index, les centres d'insémination n'auront plus à garder des béliers en attente de testage. Ils pourront commencer à les diffuser sans délai. Mais, les entreprises de sélection doivent modifier en profondeur leur fonctionnement car la pression de sélection ne se fait plus au même moment. Pour les éleveurs, le plus grand changement portera sur les béliers non retenus pour l'insémination artificielle mis à la vente pour la monte naturelle à l'issue de la phase d'élevage. Ils disposeront désormais d'une information génétique qui permettra de les choisir avec plus de sécurité.

Dossier complet à retrouver dans la revue Pâtre n°617 d'octobre 2014 des pages 18 à 27

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Pâtre.

Les plus lus

Sacripant, Sifredi ou  Sauterelle ? © I. Heeren
2021 sera l’année des S
L’habitude de nommer ses animaux par une même lettre permet de connaître facilement leur millésime. Dans les petits troupeaux,…
La vidéo rétablit quelques vérités pour relativiser l'impact de l'élevage et de la viande.
[ Vidéo ] L’élevage européen pointe les 9 contradictions de la stratégie « De la ferme à la table »
Le rassemblement européen des filières de l’élevage et de la viande, European Livestock Voice, a publié une vidéo pédagogique qui…
L’hiver a été particulièrement meurtrier pour l’élevage de Christian et Guillaume Menut… © Menut
« Harcelé par la prédation du loup, notre élevage ovin aura une analyse de vulnérabilité »
↵ Christian Menut, 60 ans, éleveur ovin dans le Var « Harcelé par la prédation du loup, notre élevage ovin aura une…
Les panneaux photovoltaïques permettent à l'herbe de continuer sa pousse même en été et pourvoient les brebis en ombre. © E. Mortelmans
Des surfaces additionnelles grâce à l’agrivoltaïsme
Emmanuel Mortelmans bénéficie de surfaces de pâturage additionnelles pour ses brebis grâce à la centrale photovoltaïque proche de…
Long de 2,90 m et large d’un mètre, le petit triporteur est commercialisé 2 200 euros hors taxes et hors livraison. © Scot-e
Un triporteur électrique à petit prix
Scot-e importe des petits triporteurs électriques fabriqués en Roumanie. Le véhicule à trois roues est léger (135 kg sans…
Georges Ferté change ses brebis de parc environ tous les trois jours. © A. Peucelle
« J'ai diversifié les grandes cultures avec des moutons pour pérenniser l'exploitation »
Installé en 2002 sur une ferme de grandes cultures, Georges Ferté se heurte aux évolutions de la PAC ainsi qu’à un système…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 93€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Pâtre
Consultez les revues Réussir Pâtre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Pâtre