Aller au contenu principal

Le métier de berger en pleine évoution

Grâce à l’amélioration des conditions de vie en montagne mais aussi avec l’arrivée du loup, la profession de berger implique une modification des pratiques ancestrales pour s'adapter au contexte actuel. 

 © R. Leconte
© R. Leconte

Berger est un des plus vieux métiers du monde. Des Alpes aux Pyrénées en passant par les Cévennes, tous les étés, les bergers empruntent les routes de la transhumance vers la montagne et partent travailler et vivre sur les alpages auprès des bêtes pendant trois à six mois.

Généralement employé par un éleveur (ou par plusieurs éleveurs regroupés au sein d’un groupement pastoral) pour prendre soin d’un troupeau de brebis et le faire pâturer, le berger d’alpage peut aussi être éleveur lui-même. L’estive n’est en effet qu’une période de la vie d’un berger. Le reste de l’année, certains continueront à suivre les étapes du calendrier de production ovin en tant qu’éleveur ou salarié (agnelage, garde en colline, tonte…), tandis que d’autres enchaîneront sur d’autres saisons agricoles ou touristiques (stations de ski, restaurants…) voire sur un métier tout autre.

Si la passion des animaux et de la vie au grand air est une composante essentielle et nécessaire à l’accomplissement de ce métier atypique, elle ne doit néanmoins pas faire oublier qu’il s’agit avant tout d’une profession complexe. Ce métier nécessite non seulement des compétences techniques pour la conduite d’un troupeau et la gestion de la végétation, mais aussi des qualités morales pour supporter l’isolement et les conditions de vie parfois rudimentaires. Et bien qu’isolé, le berger doit aussi développer une habileté sociale pour concilier les intérêts de tous les usagers d’un espace qu’il est finalement rarement le seul à utiliser.

Une profession atypique mais complexe

Les plus lus

Des carcasses d'agneaux au marché de Rungis.
Accord UE-Australie : 25 000 tonnes de viande ovine et caprine concédées à l’Australie
Un nouvel accord de libre-échange a été conclu entre l’Union européenne et l’Australie le 24 mars. Les droits de douane européens…
L'éleveuse tient un chiot beauceron dans ses bras en extérieur.
Aveyron : « J’allie mes deux passions, les chiens de conduite et la sélection génétique »
Installée en Gaec en Aveyron, Amandine Gastal est éleveuse de brebis lacaunes et de beaucerons. L’élevage de chiens de conduite…
En Dordogne, « nous produisons 1 800 agneaux par an en baissant la mortalité »
Les associés du Gaec de Vialette, en Dordogne, produisent des agneaux toute l’année grâce au désaisonnement lumineux. Néanmoins,…
<em class="placeholder">Une brebis Montagne Noire</em>
La Montagne noire, une race aux qualités bouchères reconnues
Au Mas-d’Azil en Ariège, sur le massif du Plantaurel, Patrick Respaud est la cinquième génération à élever des vaches Gasconne…
Une éleveuse se tient devant le Mont-Saint-Michel
« Je vois chaque jour le Mont-Saint-Michel » : Claire est intermittente en élevage ovin
Titulaire d’un diplôme d’ingénieur en agronomie et passionnée de laine, Claire Bourgart a fait un certificat de spécialisation (…
Des brebis sont nourries au cornadis.
Agnelage : des rations aux petits oignons en fin de gestation
L’alimentation des brebis en fin de gestation a des répercussions directes sur la vigueur des agneaux à la naissance. Le travail…
Publicité
Titre
OFFRE SPÉCIAL PRINTEMPS
Body
A partir de 86,40€/an​
Liste à puce
Profitez de notre offre Printemps: -20% jusqu'au 05 avril 2026! Code Promo : OFFRE_PRINTEMPS_2026
Accédez à tous les articles du site Réussir Pâtre
Consultez les revues Réussir Pâtre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Pâtre