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Le bien-être jusqu'à l'abattoir

La polémique a pris de l’ampleur. Les abattoirs sont devenus aux yeux du grand public des zones de non droit pour les animaux. Ils sont pourtant contrôlés et soumis à une réglementation stricte qui garantit la protection des animaux dans la plupart des abattoirs.

 © A. Villette
© A. Villette

Il y a près d’un an, suite à une vidéo tournée par L214, une association militante pour la fin de l’élevage, montrant de la maltraitance animale au sein d’un abattoir du Gard, la polémique sur l’abattage des animaux a pris de l’ampleur. Depuis, les vidéos chocs ne cessent de pleuvoir, la dernière en date, tournée à l’abattoir de Limoges, montre l’abattage de vaches gestantes. La polémique prend de l’ampleur et met éleveurs et abatteurs en porte-à-faux. Une commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les conditions d’abattage a ainsi été formée. Elle a rendu ses conclusions le 20 septembre dernier après six mois de travail. Ce rapport mettait en avant une volonté d’accroître les contrôles et la transparence dans les abattoirs. La commission proposait notamment de rendre obligatoire l’installation de caméras dans toutes les zones des abattoirs dans lesquelles des animaux vivants sont manipulés. La proposition a été refusée en décembre dernier par les députés.

Le bien-être animal est aussi une préoccupation pour les éleveurs et les abatteurs

Pour le grand public, les abattoirs semblent être vus comme des zones de non droit. Pourtant, les abatteurs sont soumis à une réglementation stricte censée garantir le bien-être animal. Si certains ne respectent pas cette réglementation, au risque de lourdes sanctions, la plupart des abattoirs, sont contrôlés et ne dérogent pas à cette réglementation. Lorsqu'on visite l’abattoir de Sisteron, par exemple, les animaux ne semblent pas soumis au stress ni à des souffrances inutiles. Le bien-être animal est devenu une préoccupation essentielle pour les consommateurs, mais il serait faux de penser qu’elle ne l’est pas pour les éleveurs et les abatteurs. Des éleveurs ont ainsi créé un collectif  "Quand l’abattoir vient à la ferme" afin de promouvoir l’abattage mobile à la ferme et ainsi garder un œil sur les conditions d’abattage.

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