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À la recherche du juste prix de la laine

Les premières rencontres nationales autour de la laine ont permis de lancer un travail entre éleveurs, artisans, négociants et transformateurs.

C’est un sujet de plus en plus préoccupant parmi les éleveurs de brebis : la laine ne paye même plus le tondeur. « Au tout début des années quatre-vingt, quand je me suis installé, le marché de la laine était encore dynamique, se remémore Pierre Reveillac, éleveur de brebis Causses du Lot et président de l’association La Caussenarde, lors des premières rencontres nationales autour de la laine qui se sont tenues à Saugues, en Haute-Loire, les 18 et 19 septembre. Le cours de la laine s’est ensuite rapidement effondré. On est passé de 12 francs du kilo de laine à un franc en moins d’un an. » La laine n’étant plus rémunératrice, les éleveurs s’en sont désintéressés, les chantiers de tonte sont devenus l’apanage des tondeurs et une réelle distance s’est instaurée entre les éleveurs et ce qui était jusqu’alors une production à part entière de l’élevage ovin.

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