Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

La Lorraine accueille la Champagne-Ardenne pour les Ovinpiades

Avant la finale du samedi 22 février, les jeunes bergers de toute la France se sont rassemblés dans toutes les régions de France pour les Ovinpiades. Exemple en Lorraine.

Les Ovinpiades des jeunes bergers rassemblent chaque année plus de 700 élèves d'établissements agricoles âgés de 16 à 24 ans.
Les Ovinpiades des jeunes bergers rassemblent chaque année plus de 700 élèves d'établissements agricoles âgés de 16 à 24 ans.

Après les entraînements, les conseils, les révisions, des présélections, les nuits à rêver de races de brebis et à compter les moutons pour s’assoupir… le grand jour est enfin arrivé ! Le grand jour pour donner le meilleur de soi-même, rester concentré et confiant, être bienveillant avec les autres concurrents et les animaux.

Le rendez-vous est pris le mercredi 22 janvier à la Ferme de Braquemont, ferme pédagogique du campus de Mirecourt dans les Vosges, pour la 15e édition des Ovinpiades des jeunes bergers, avec la petite particularité de cette année : la Lorraine accueille la Champagne-Ardenne en son sein. Pour ce concours, ce ne sont pas moins de 80 apprenants venants de sept établissements différents qui vont donc s’opposer pour atteindre le podium. Les élèves viennent du campus de Mirecourt (88), de l’EPL de Nancy-Pixérécourt (54), des lycées agricoles de Château-Salins (57), Saint-Pouange (10) et Chaumont (52) et des Maisons familiales rurales de Vigneulles-lès-Hattonchâtel (55) et de Stenay (55).

Un jury de binôme formateur-professionnel

Après un accueil sur le site et la présentation du déroulé de la journée, les jeunes sont conviés à passer la première épreuve. Cette épreuve compte trois temps : un quiz, qui touche à la fois des connaissances théoriques sur la filière et la production ovine, puis un diaporama avec nécessité de reconnaître 20 races ovines françaises parmi la soixantaine nationale et enfin l’épreuve génétique avec notamment la lecture d’un carton de bélier.

Suite à cette première épreuve en salle, les élèves changent de tenue pour enfiler leurs équipements de protection individuelle. Ils peuvent alors se diriger vers les bergeries pour passer cette fois-ci aux épreuves pratiques : parage, appréciation de l’état de santé d’une brebis, estimation de la note d’état corporel d’une brebis et manipulation, appréciation d’agneau à l’engraissement et tri de brebis.

Les enseignants, formateurs, moniteurs qui les accompagnent sont mis à contribution pour être jury. Ils vont ainsi former des binômes avec les autres professionnels sollicités tels que les éleveurs, techniciens ovins des chambres d’agricultures et des coopératives ou associations, salariés ovins des établissements… Plus de 40 jurys vont alors se concerter et s’harmoniser autour de leurs épreuves pour être le plus impartial possible.

Bonne chance aux champions

Le repas du midi reste un temps fort apprécié pour la qualité avec ses produits locaux et surtout pour la convivialité qui en émane, l’ensemble des professionnels étant toujours très friands d’échanges et de moments partagés. Après un mot de remerciement de Nathalie Royet, directrice du campus, pour la participation des élèves, la présence des professionnels et l’organisation, la remise des prix est réalisée. Les nombreux lots apportés par les divers partenaires ravissent les jeunes…

Pour la Lorraine, c’est Vincent Frossard et Alban James, tous deux en certificat de spécialisation ovin viande au CFA-CFPPA de Mirecourt, qui arrivent en tête. Ils vont ainsi pouvoir concourir en national, au Salon de l’agriculture à Paris le samedi 22 février. Les autres membres de la promotion CSO vont naturellement venir les encourager, mais aussi défendre leur projet de web-série autour de l’élevage ovin sélectionné parmi les autres projets du Grand Est, pour les Ovinpiades collectives. Souhaitons leur plaisir et réussite. Bonne chance également aux finalistes de Champagne-Ardenne : Camille Galland en BTS PA 2e année du lycée agricole de Chaumont et Antoine Dupont en seconde professionnelle du lycée agricole de Saint-Pouange.

Une aide précieuse des CSO

Cette année encore, les apprenants en Certificat de spécialisation ovin ont offert leur contribution quant à l’organisation de cette belle manifestation et à son bon déroulement. Ainsi, les apprenants, la veille, ont agencé la bergerie avec les nombreux lots de brebis et d’agneaux nécessaires pour les diverses épreuves pratiques. Le jour même, hormis le fait de concourir pour la place de meilleur jeune berger, ils ont également guidé des groupes d’élèves afin d’assurer la fluidité de passage à ces divers ateliers pratiques. Des anciens apprenants en CSO, installées ou salariés spécialisé ovin, se sont également portés volontaires pour être jury avec leurs pairs, gage d’une belle réussite. Un jeune éleveur récemment installé, vainqueur des Ovinpiades régionales en 2017 et ancien CSO, a également mis à disposition son parc de contention mobile pour l’épreuve de tri de brebis. Tous ont été félicités pour leur disponibilité, leur dévouement à l’élevage ovin et la volonté d’en faire la promotion grâce à de telles journées de mise à l’honneur.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

À défaut de tonte, éliminer la laine souillée autour de la queue et de la vulve facilite la monte par les béliers.  © Ciirpo/Idele
Pas de tonte pendant la lutte
Avec le confinement lié au Covid-19, la tonte assurée par des tondeurs professionnels risque fort d’être reportée. Tondre plus…
Le site boutique.agneaudelaitdespyrenees.com propose des agneaux à commander jusqu'au 8 avril.
Un drive d’agneau de lait des Pyrénées en Béarn et Pays Basque
Dans les Pyrénées-Atlantiques, les coopératives Caoso, Axuria et AOBB se sont unies pour organiser une vente directe et proposer…
Bruno Damiens, éleveur de brebis allaitantes en Ardèche.
[Les éleveurs ovins face au coronavirus – 1] Des annulations et des incertitudes
Face aux mesures de confinement pour tenter d'endiguer l'épidémie de covid-19, les filières agricoles tentent de s'organiser. La…
Les professionnels ovins cherchent des chambres froides pour stocker provisoirement les agneaux abattus.  © D. Hardy
Les conséquences de l’engorgement du marché
Face à une offre excédentaire et une consommation morose, le principal risque est un engorgement du marché de la viande ovine,…
La prédation par le loup impacte fortement les résultats économiques de l'exploitation.
Le loup entraîne un surcoût de 4 600 à 12 100 euros par exploitation
La prédation par les loups entraîne des pertes de production et des frais de protection qui ne sont pas assez compensés par les…
Les dégâts de l'ours sont passés de 516 animaux domestiques tués ou blessés en 2018 à 1 173 en 2019. © M. Paunovic
Toujours plus d’ours, plus d’attaques, plus de victimes
52 ours ont tué au moins 1 173 animaux l’an dernier dans les Pyrénées.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8,00€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Pâtre
Consultez les revues Réussir Pâtre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Pâtre