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En Ardèche, relief et moutons font bon ménage

En avril, la FNO tiendra son assemblée générale au cœur de l’Ardèche, département petit par sa taille mais grand par son agriculture.

 © T. Ruppert
© T. Ruppert

L’Ardèche accueillera début avril les moutonniers de la France entière à l’occasion de l’assemblée générale de la Fédération nationale ovine (FNO). « C’est le plus petit département de Rhône-Alpes mais celui qui a le plus gros cheptel ovin », rappelle Michèle Boudoin, présidente du syndicat national. Ce territoire, aux portes de la région Paca, présente une agriculture diversifiée, où quasiment toutes les productions françaises sont représentées. Qu’il s’agisse d’élevage ou de cultures, les filières sont dynamiques, avec ces 5 292 chefs d’exploitation (Agreste 2017) et la centaine d’entreprises agricoles créées chaque année sur le département. L’Ardèche draine également plus de 11 000 emplois saisonniers par an et est à l’origine de 25 produits sous indication géographique (IGP et AOP). La filière ovine est bien représentée avec un bon millier d’éleveurs ovins et un cheptel de 54 500 brebis qui produisent tous les ans près de 45 000 agneaux. En moyenne, les élevages ovins comptent une cinquantaine de brebis. Alain Crozier, président de syndicat ovin de l’Ardèche décrit l’élevage de son département : « l’élevage ovin ardéchois est traditionnel, quasiment exclusivement tourné vers le pastoralisme et l’élevage extensif. Beaucoup de fermes cumulent au moins deux ou trois productions, comme châtaigne et ovins, ou vigne et ovins. »

Sans moutons, l’Ardèche n’aurait pas ses beaux paysages

Et des moutons, il en faut, pour aller débroussailler les zones difficiles d’accès qui sont légion en Ardèche. « Sans l’action de nos troupeaux, le paysage se refermerait rapidement, alerte le président ardéchois. L’enjeu du pastoralisme dépasse le secteur agricole. Il s’agit d’écologie, d’économie et de tourisme. » D’autant que l’Ardèche est principalement en zone de montagne et que l’élevage de brebis est celui qui prospère le mieux dans cet environnement. « L’élevage ovin fait partie intégrante de la culture ardéchoise », aime à rappeler Alain Crozier. Mais celui-ci est confronté de plein fouet au réchauffement climatique, qui assèche les parcours et affaiblit économiquement les éleveurs. Le fourrage n’est pas aussi abondant qu’il y a quelques années et les concentrés ne sont pas aisés à produire dans les reliefs ardéchois. « Il nous faut trouver des moyens de nous adapter et ce, le plus rapidement possible. »

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