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Des races rustiques pour les massifs

Les six races ovines du Massif central s’adaptent bien aux milieux difficiles. Rustiques, ces races ont de grandes qualités maternelles et une capacité à désaisonner qui peuvent les rendre séduisantes dans toutes les zones.

« Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises races, il n’y a que des races adaptées à leurs conditions d’élevage » aime à rappeler François Tahon, chargé de développement à ROM Sélection. Si les races herbagères lourdes comme l’Ile de France ou le Charollais font des merveilles sur des zones où l’alimentation est présente toute l’année en quantité, d’autres races, plus rustiques, sont nécessaires sous les climats moins hospitaliers où l’alimentation fait parfois défaut.

Dans le Massif central, six races rustiques – Noire du Velay, Limousine, Blanche du Massif central, Bizet, Grivette et Rava – se sont regroupées dans l’organisme de sélection ROM Sélection (ROM pour races ovines des massifs). Ces races s’adaptent aux pâturages sommaires, aux montagnes escarpées, aux sécheresses estivales ou aux hivers rigoureux grâce à leurs capacités à maigrir ou à grossir selon les ressources alimentaires disponibles. D’un tempérament plutôt calme, les brebis rustiques sont aussi de bonnes mères qui restent proches de leurs agneaux et qui leur apportent suffisamment de lait.

Les brebis rustiques peuvent aussi être productives à l’image de la race Blanche du Massif central qui peut produire jusqu’à 45 kilos de carcasse vendus par an en alliant une prolificité élevée (autour de 1,7 agneau par mise bas) et la capacité de désaisonner naturellement et ainsi d’accélérer à deux agnelages en trois ans. Faciles à élever, ces brebis peuvent agneler seule et les agneaux croissent ensuite rapidement. « Les agneaux naissent petits mais ils grossissent ensuite très vite, de plus de 400 grammes par jour entre 30 et 70 jours » précise François Tahon.

Si les races rustiques des massifs pêchent un peu sur la conformation, il est possible de compenser ce manque de conformation par le croisement des brebis avec des béliers de race bouchère.

Rustiques, modernes et performantes, c’est possible !

Des races rustiques championnes de l’adaptation

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