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Des éleveurs bretons au Pays de Galles

Dix éleveurs bretons ont passé une semaine au Pays de Galles pour découvrir l’élevage à l’herbe, la sélection génétique et la mise en marché des agneaux.

En novembre 2019, dix éleveurs ovins bretons sont partis une semaine au Pays de Galles avec l’association Agriculture paysanne, organisme de développement de la Confédération paysanne des Côtes-d’Armor. Ce projet est parti de deux constats : des installations en élevage ovin laitier ou allaitant en Bretagne qui augmentent et un manque d’expérience des acteurs techniques du territoire. Ce voyage d’étude s’est concrétisé grâce à un premier repérage et des prises de contacts sur place en 2018. « L’aperçu de pratiques galloises était très inspirant, nous avons donc souhaité approfondir les rencontres l’année suivante en mobilisant plus d’éleveurs et en découvrant des exemples concrets sur des thématiques telles que l’élevage à l’herbe, la sélection génétique et la mise en marché des agneaux », explique Kristen Bodros, éleveur ovin lait des Côtes-d’Armor. Devant l’importance de la thématique herbagère, un partenariat s’est noué avec le Cedapa, association costarmoricaine promouvant les systèmes herbagers économes et autonomes.

Des vertes prairies bien valorisées

Le choix du Pays de Galles est multiple. La région Bretagne a d’ores et déjà noué beaucoup de liens avec le Pays de Galles au travers de projet de coopération divers et son soutien au projet a été important. La tradition de l’élevage ovin est ancienne et reconnue et le contexte pédoclimatique proche de celui de la Bretagne, ainsi les différents référentiels utilisés peuvent être appliqués chez nous. L’importance de l’élevage ovin pour le Pays de Galles n’est plus à prouver ! 80 % de la surface du pays est dédiée à l’agriculture. 50 % sont constituées de prairies permanentes, 20 % de prairies naturelles à base de molinies et de landes, et les 9 % de terres arables sont principalement situées à la frontière avec l’Angleterre. Tandis qu’on y recense neuf millions de brebis (trois brebis par Gallois !). Elles sont élevées essentiellement pour la viande. La production d’agneaux est calée sur la pousse de l’herbe et la plupart naissent au printemps. Enfin, dans le contexte incertain du Brexit, les éleveurs gallois sont dans une période de doute quant à l’avenir de la filière ovine.

Nos objectifs initiaux de découverte de la filière galloise et d’appropriation de solutions techniques nouvelles ont été remplis. Reste maintenant à concrétiser cette expérience par des changements de pratiques en Bretagne et à veiller à la large diffusion des connaissances acquises car nous souhaitons que cette belle dynamique d’installations en élevage ovin se poursuive.

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