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Comment tester l’efficacité des traitements antiparasitaires sur ses ovins

S’assurer de l’efficacité des produits qu’on utilise est la première chose à faire pour limiter les résistances aux antiparasitaires en élevage ovin.

Les brebis prélevées sont marquées pour être prélevées 14 jours plus tard.
Les brebis prélevées sont marquées pour être prélevées 14 jours plus tard.
© Ciirpo

Que ce soit en ovins viande ou en brebis laitières, le développement des résistances des strongles digestifs aux antiparasitaires est désormais préoccupant. Si vous avez des doutes sur l’efficacité d’une molécule, vous pouvez demander conseil à votre vétérinaire pour réaliser un test d’efficacité. C’est assez simple. L’évaluation d’un traitement est réalisée à partir de coproscopies sur deux lots de 10 brebis. Les animaux doivent être répartis de façon aléatoire entre le groupe témoin (non traité) et le groupe traité avec la molécule que vous souhaitez tester.

Une grande variabilité d’infestation au sein d’un lot

Pour pouvoir interpréter le résultat, il faut bien sûr que les animaux excrètent des œufs de strongles avant le traitement (au moins 200 œufs par gramme). Les crottes des 20 mêmes brebis sont prélevées 14 jours plus tard. Cela est primordial car la variabilité entre les animaux d’un même lot est très importante. Il est possible de faire réaliser une coproscopie de mélange par le laboratoire, moins onéreuse que l’analyse des 10 brebis en individuel. Mais attention, cela suppose d’envoyer les fèces des 10 femelles individuellement. À la réception des résultats, un pourcentage de réduction de l’intensité d’excrétion d’œufs après le traitement est calculé. S’il est inférieur à 95 %, une résistance est suspectée.

Pour en savoir plus sur les résistances et connaître les bonnes pratiques pour les éviter, le replay de webinaire Innovin « résistance aux antiparasitaires » est disponible sur www.inn-ovin.fr et www.idele.fr.

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