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Sébastien Jeannin, éleveur sélectionneur en Mouton charollais à Souhey (Côte-d'Or)
« Aux petits soins avec les brebis et béliers qui vont au salon à Paris »

Les béliers et agnelles de Sébastien Jeannin bénéficient d'un traitement particulier plus semaines avant d'être montés à Paris pour être les plus beaux et en état possible.
Les béliers et agnelles de Sébastien Jeannin bénéficient d'un traitement particulier plus semaines avant d'être montés à Paris pour être les plus beaux et en état possible.
© B. Morel

 

 
Sébastien Jeannin, éleveur sélectionneur en mouton Charollais à Souhey (Côte-d'Or)
Sébastien Jeannin, éleveur sélectionneur en mouton Charollais à Souhey (Côte-d'Or) © DR

 

« Je vais au Salon de l’agriculture depuis que j’ai 15 ans ! Au début, j’accompagnais mon père, sélectionneur en mouton Charollais lui aussi. Aujourd’hui, j’emmène mes propres animaux. C’est une vraie fierté et aussi une vitrine. Avoir des animaux primés récompense le travail et conditionne les ventes à venir. Cela fait deux ans que je vends quasiment tous les mâles nés sur l’exploitation ! Sur le moment, le gain financier n’est pas évident, mais les retombées sont positives à moyen-long terme.

Cette année, je propose quatre femelles et sept mâles pour le concours charollais. Deux des agnelles ont remporté des prix de section au national charollais et deux ont été championnes au Sommet de l’élevage à Cournon en 2021. Parmi les béliers, un avait gagné à Paris il y a deux ans et un autre a été champion à Cournon l’automne dernier.

La participation au salon de l’Agriculture se prépare cinq à six mois à l’avance. Je choisis les meilleurs de l’élevage. Les femelles sont nées chez moi, et les mâles achetés à l’extérieur, repérés tout petits. C’est un coup d’œil, mais aussi parfois un coup de cœur et un coup de chance !

Les ventes de l’année se préparent au salon

Les animaux sélectionnés doivent être tondus avant le 11 novembre pour avoir une belle laine. Ils reçoivent une ration spéciale matin et soir et sortent dès qu’il fait beau. La laine et les onglons sont taillés régulièrement et ils ne doivent pas se salir… En un mot, je suis aux petits soins.

Le transport est géré par l’organisme de sélection (OS) Charollais qui affrète un camion et une personne sur place surveille les animaux lorsque nous éleveurs ne sommes pas là. Ce n’est pas la période la plus facile pour s’absenter, souvent nous sommes en plein agnelage. La plupart des éleveurs viennent pour la journée du concours uniquement. C’est l’occasion de se voir, de décompresser.

Cette année, l’OS organise une vente aux enchères en ligne. J’espère que les prix vont monter et cela nous fera aussi une bonne publicité à l’étranger. »

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