Accord UE-Australie : 25 000 tonnes de viande ovine et caprine concédées à l’Australie
Un nouvel accord de libre-échange a été conclu entre l’Union européenne et l’Australie le 24 mars. Les droits de douane européens seront supprimés pour 25 000 tonnes de viande ovine et caprine australienne, nourrie à l’herbe.
Un nouvel accord de libre-échange a été conclu entre l’Union européenne et l’Australie le 24 mars. Les droits de douane européens seront supprimés pour 25 000 tonnes de viande ovine et caprine australienne, nourrie à l’herbe.
Les négociations avaient débuté en 2018. Un terrain d’entente a finalement été trouvé entre l’Union européenne (UE) et l’Australie le 24 mars 2026, qui ont conclu un accord de libre-échange. S’il devrait permettre à l’UE d’exporter plus facilement ses vins, spiritueux et produits laitiers vers l’Australie, il prévoit aussi d’augmenter les importations de viande ovine et caprine en UE.
L’accord supprimera les droits de douane sur 25 000 tonnes de viande ovine et caprine en provenance d’Australie, contre 3 800 tonnes aujourd’hui. Ces viandes devront avoir été « nourries à l’herbe ». Cette augmentation du contingent de viande ovine et caprine se fera progressivement, sur sept ans, avec un tiers du contingent disponible à l’entrée en vigueur de l’accord.
Les volumes négociés restent en dessous des 67 000 tonnes initialement réclamées par la Meat & Livestock Australia, représentant l’industrie de la viande rouge australienne. Enfin, les indications géographiques agricoles de l’UE seront protégées, parmi lesquelles le Roquefort, l’Ossau-Iraty et le Brocciu.
Une accumulation d’accords qui déplaît aux syndicats
25 000 tonnes représentent 4% de la consommation de viande ovine actuelle de l’UE. Ce nouvel accord intervient alors qu’une diminution de 50% des droits de douane sur 3 500 tonnes de viande ovine a déjà été cédée à l’Inde fin janvier 2026, sans compter les 142 000 tonnes de viande ovine à droits nuls cédées à la Nouvelle-Zélande en 2025. Une accumulation d’accords largement décriée par les syndicats agricoles et Interbev.
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Le texte de l’accord doit encore être finalisé et présenté au Conseil et au Parlement européen, avant d’être adopté et d’entrer en vigueur. La France ne devrait pas s’y opposer.