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Osez-vous rapprocher vos intervalles de traite ?

Réduire l’amplitude horaire entre les deux traites impacte peu la production et la qualité du lait. Certains éleveurs estiment que cela apporte une vraie souplesse de travail. Mais beaucoup ne sont pas prêts à faire le pas.

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 Clément Coussement, éleveur dans l’Oise

 
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NON MAIS je l’envisage d’ici quelques mois. La traite du matin s’effectuera à la même heure qu’actuellement (6 h 30) mais celle du soir sera avancée (15 h au lieu de 17 h 30). Je vais m’associer à un voisin fromager cet automne et cela nous permettra d’avoir davantage de lait chaud à transformer le matin. Ce changement d’horaire permettra aussi au trayeur d’être libéré plus tôt le soir. Les études en fermes expérimentales montrent que l’on peut traire avec un intervalle journalier de 6 h 30 sans perdre de lait, avec un risque de perte de TP limitée. De toute façon, la quantité de lait par vache n’est pas la priorité recherchée dans un système tout herbe comme le mien. Quant à l’éventuelle perte de TP, elle sera compensée par la meilleure valorisation du lait.

 

 

Guillaume Fabre, éleveur en Irlande

 
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OUI Nous trayons à 5 h le matin et à 14 h l’après-midi depuis un an. Cela fait un intervalle de 9 h. Beaucoup d’éleveurs pratiquent comme ça en Nouvelle-Zélande. Auparavant, on respectait un intervalle classique de 12 h entre les traites en trayant à 17 h. On finissait le travail vers 19 h 30, et les journées devenaient fatigantes à la longue. En resserrant l’intervalle, nous n’avons observé d’impact ni sur la production, ni sur les taux (même moyenne que l’année précédente). Nous n’avons pas non plus constaté davantage de pertes de lait et le troupeau s’est bien habitué à ces nouveaux horaires. Finir la journée à 16 h, c’est vraiment agréable ! Sans compter que proposer à un salarié de travailler de 9 h à 16 h, c’est beaucoup plus vendeur. C’est dommage de ne pas assouplir ses pratiques pour mieux profiter des avantages du métier.

 

 

Jocelyn Monjot, éleveur dans l’Yonne

 
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NON Nous préférons maintenir un intervalle de traite proche de 12 h. On démarre à 5 h 30 le matin et 17 h le soir. Chez nous, l’heure de la traite, c’est l’heure de la traite ! Nous sommes en Gaec avec mon épouse et nos horaires sont très rigoureux. En attaquant tôt, nous pouvons prendre le petit-déjeuner en famille avec nos trois enfants avant leur départ pour l’école. Les horaires de traite varient très peu, quels que soient la saison et les travaux à réaliser. Même au moment des semis et des récoltes. Ce fonctionnement nous convient bien en termes d’organisation du travail. Pour les vaches aussi, je pense qu’il vaut mieux privilégier la régularité et des intervalles proches de 12 h pour des questions de production et de santé.

 

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