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"Nous investissons dans une maternité de truies en liberté en prévision de l'installation de nos deux fils"

La porte ouverte organisée par les membres du Gaec de la Ruchère a permis de découvrir une maternité qui associe bien être animal et de l’éleveur. Cet ensemble s’inscrit dans une recomposition de l’élevage sur un nouveau site.

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Marie et Jérôme Brichet et leurs trois enfants Tom, Hugo et Grégoire. « Cette maternité entre dans le cadre de la restructuration de l'élevage sur un second site qui accueillera à terme l'ensemble de l'élevage de porcs. »
© D. Poilvet

Au Gaec de la Ruchère à Désertines en Mayenne, Marie et Jérôme Brichet et leurs deux fils Tom et Hugo, salariés de l’élevage, inauguraient le 13 février dernier leur nouveau bâtiment abritant deux salles de 36 places de maternité et deux salles de 600 places de post-sevrage.

« Ce bâtiment complète un engraissement de 2 000 places récemment construit sur ce site et des silos de stockage des céréales », expliquaient les éleveurs à l’occasion de la porte organisée pour l’occasion. Pour le moment, les truies gestantes logent encore dans un bâtiment de l’ancien élevage de l’exploitation. " Ces nouvelles installations rentrent dans le cadre d’une restructuration de l’élevage sur ce site dans la perspective de l’installation de Tom et Hugo", indique Jérôme Brichet. "À terme, il accueillera l’ensemble des bâtiments porcins".

Des cases maternité de 7,3 m2

La maternité a été conçue pour optimiser le confort et la productivité des animaux, avec des grandes cases de mise bas liberté de 7,3 m2 (2,7 x 2,7 mètres). Ce modèle (Protek Up d’I-Tek) est équipé d’un châssis ascenseur pour limiter les écrasements de porcelets. Les deux bat-flancs sont mobiles pour une ouverture en V. Les porcelets bénéficient d’un vaste nid (0,85 m2) avec un chauffage à eau chaude au sol. Une lampe d’appoint est prévue à l’arrière de la truie au moment des mises bas, déplaçable ensuite sur le côté. Les porcelets disposeront également d’un système de distribution de lait (Rescue Care). Sa nouvelle augette en forme de trèfle fixée sur le caillebotis plastique limite le gaspillage et permet d’alimenter trois porcelets simultanément. Les porcelets peuvent être sociabilisés grâce à des ouvertures dans les cloisons des cases donnant sur le couloir avant. Le confort de l’éleveur n’est pas oublié, avec notamment un portillon rabattable à l’arrière pour faciliter l’entrée dans la case un blocage des porcelets dans le nid et un capot transparent au-dessus du nid. La case comprend également un « coin propreté » à l’arrière de la case pour faciliter l’évacuation des déjections.

 

 
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Les deux bat flancs des cases de maternité sont mobiles pour une ouverture en V. © D. Poilvet

Chauffage à eau chaude en post-sevrage

Les post-sevrages constitués de six cases de 75 places et deux cases de 38 places sont de facture classique, avec un sol en caillebotis plastique intégral, des nourrisseurs inox basculants et des panneaux de séparation et de façades en PVC facilement lavables.

 

 
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Les cases de post-sevrage accueillent 75 porcelet chacune, avec un nourrisseur double basculant positionné en milieu de case © D. Poilvet

L’air diffuse dans la salle par un plafond perforé et ressort par des ventilateurs individuels en extraction sous caillebotis. Le chauffage de la salle est assuré par des tuyaux à ailette Spiraflex dans lesquels circule l’eau chaude produite par une chaudière au gaz. « Nous envisageons d’investir prochainement dans une couverture de fosse Nenufar qui permettra de produire du biogaz en remplacement du propane acheté ». Le coût total du projet se monte à 1,23 million d’euros hors terrassement.

Côté éco

Le coût des installations (Hors terrassement)

72 places de maternité et 1 200 places de post-sevrage
Maçonnerie (CME) : 260 000 €
Sol béton (Fournier) : 17 000 €
Charpente-couverture (Rose) : 270 000 €
Sol aménagements (I-Tek) : 260 000 €
Alimentation, ventilation (ATS-Asserva) : 340 000 €
Chauffage eau chaude (ATS-Asserva) : 70 000 €
Machine à lait (Calipro) : 17 000 €
Total : 1 234 000 €

Un nouveau robot de lavage simple d’utilisation

En marge de la porte ouverte au Gaec les Ruchères, Calipro a organisé une démonstration du robot de lavage Clean Buddy 4.0

La principale particularité du Clean Buddy 4.0 réside dans ses deux radars qui mesurent les distances et permettent au bras de lavage d’éviter les obstacles (descentes d’abreuvement ou de soupe, poteaux…). « Grâce à ces radars intelligents, il n’y a pas besoin de réaliser une préprogrammation pour chaque type de salle », explique Fabien Vautrin, responsable offre produit chez Calipro. Quelques préréglages peuvent cependant être réalisés, comme le réglage de la hauteur du lavage et de la profondeur des cases.

 

 
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Le Clean Buddy 4.0 réduit le temps de lavage manuel de cinq heures à une heure trente pour un engraissement de 540 places. © D. Poilvet

Le bras de lavage se termine par un jet pinceau. Il est extensible jusqu’à 2.70 mètres, mais assure un lavage efficace jusqu’à une profondeur de case de sept mètres. Sa batterie permet une autonomie comprise entre huit et dix heures. Ce robot présente une bonne maniabilité, avec deux roues pivotantes, une largeur réduite de 55 cm pour entrer dans toutes les salles et un déplacement motorisé.

Temps de main d’œuvre réduit

Des tests en élevage ont été faits par l’équipe de Calipro pour évaluer le gain de temps permis par le Clean Buddy 4.0. « En comparaison avec un lavage d’un engraissement de 540 places nécessitant cinq heures de main-d’œuvre, le temps de lavage du robot est de trois heures, complété par une heure quinze minutes d’intervention de l’éleveur pour l’application du détergent, les finitions et la désinfection », indique Fabien Vautrin. En maternité, le robot peut laver dix places en trente minutes, auxquels s’ajoutent quarante minutes pour les finitions réalisées par l’éleveur. Le coût de ce robot de lavage est de 42 990 euros HT.

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