Mixité ovin-bovin : Adapter ses clôtures d'une espèce à l'autre
La clôture est souvent le maillon faible lorsqu’il s’agit de faire pâturer les ovins et les bovins sur les mêmes prairies, soit successivement soit alternativement. Qu’il s’agisse d’adapter une clôture destinée à contenir les bovins pour les brebis ou vice versa, plusieurs solutions sont envisageables.
La clôture est souvent le maillon faible lorsqu’il s’agit de faire pâturer les ovins et les bovins sur les mêmes prairies, soit successivement soit alternativement. Qu’il s’agisse d’adapter une clôture destinée à contenir les bovins pour les brebis ou vice versa, plusieurs solutions sont envisageables.
Les clôtures des parcelles bovines sont généralement constituées d’un seul fil électrique ou bien de plusieurs rangs de barbelés. Dans le premier cas, il est possible d’ajouter deux ou trois fils à la clôture existante, ou de refaire la clôture en fixe ou en mobile avec trois ou quatre fils. Un filet « à moutons » peut également être déployé devant le fil.
Si la prairie est clôturée avec des barbelés, cinq rangs suffisent pour maintenir des brebis à condition que les fils du bas soient suffisamment rapprochés. Si de jeunes agneaux occupent la parcelle, six barbelés sont nécessaires. Il est alors possible d’ajouter un rang de barbelés ou bien d’installer une clôture électrique en fixe ou en mobile avec trois ou quatre fils. Enfin, une haie ne suffit pas à retenir des brebis. Poser un filet ou bien une clôture pérenne est indispensable.
Ajouter un ou deux fils
L’opération est plus simple et moins coûteuse s’il s’agit d’adapter des clôtures ovines aux bovins. Si la parcelle est entourée de grillage, il suffit d’ajouter un fil barbelé ou un fil électrique au-dessus. Pour éviter que les bovins ne l’endommagent, il doit être situé à au moins 80 centimètres du sol. Une alternative consiste à installer un fil électrique devant le grillage « à moutons ». Il est placé à 80 centimètres en l’absence de jeunes veaux. Deux fils sont nécessaires à 43 puis 80 centimètres du sol en leur présence.
Après la clôture, l’abreuvement peut être une seconde contrainte, les brebis et a fortiori les agneaux ne pouvant pas accéder aux abreuvoirs des vaches. Des abreuvoirs mixtes sont commercialisés et certains sont actuellement testés.
Un exemple d’aménagement avec deux bacs, adaptés pour les deux espèces. © Idele
Thierry Asselot, 60 vaches, 300 brebis, 134 ha, à Reterre dans la Creuse
« Un seul fil devant une haie bien fournie »
« Dans la Creuse, il y a beaucoup de parcelles bocagères. Devant une haie épaisse, bien garnie et sans jours, on pose un fil électrique à hauteur de botte avec des piquets en fer pour le pâturage hivernal des brebis sur les prairies des vaches. C’est suffisant si on n’a pas de sangliers et qu’il y a de l’herbe à pâturer. »
Charles Thuard, 51 UGB bovins, 550 brebis, 128 ha, à Franchesse dans l'Allier
« Des clôtures fixes avec du grillage »
« Les parcelles qui servent aux ovins et aux bovins sont clôturées avec du grillage à mouton et un barbelé au-dessus. Les clôtures en fixe ont un coût et demandent du temps de pose mais on y gagne les années suivantes. Une dérouleuse et une crampilloneuse à gaz, ça change la vie pour poser une clôture. Nous avons ce matériel en copropriété, ainsi c’est moins cher. L’autre possibilité, c’est de louer le matériel chez un concessionnaire. »