Aller au contenu principal

[Astuce] Un broyeur qui collecte les sarments de vigne

Vincent Fleith, vigneron à Ingersheim dans le Haut-Rhin, a modifié son broyeur à sarments afin de récupérer les bois de taille, qu’il valorise ensuite dans une chaudière. Voici comment il a opéré.

 

Etape 1 Vincent Fleith a acheté aux enchères un broyeur hors-sol à marteaux Binger (modèle Profil bleu), équipé de dents et d’un rotor pick-up en plus du rotor de broyage. Un achat qui lui a coûté 3 000 euros. Afin de récupérer les sarments broyés, il a dévissé puis enlevé le capot arrière. Il a ensuite retiré la plaque ajourée sous le broyeur, par où tombaient les sarments broyés sur le sol, pour la remplacer par une plaque de même dimension mais pleine. Il a utilisé pour cela une plaque de tôle épaisse, qu’il a fallu passer à la plieuse pour épouser la forme du bas du châssis.

Etape 2 À la place du capot arrière, le vigneron a fait réaliser par un ami chaudronnier une grille qui sert à la fois de contre-lame pour les marteaux et de crible pour les sarments (voir photo). Cette grille est solidement boulonnée au châssis métallique du broyeur. Il a fixé par la même occasion un timon à l’arrière du broyeur afin de tirer la remorque qui stocke les sarments broyés.

Etape 3 Vincent Fleith a ensuite réalisé un cône d’évacuation en forme de cheminée, qui permet d’acheminer les sarments broyés jusqu’à un palox posé sur la remorque plateau. Il a utilisé pour cela des plaques de tôle qu’il a découpé et soudé de telle façon que ça arrive au-dessus du palox. La force avec laquelle sont éjectés les sarments est suffisante pour monter dans le conduit. En bas de ce conduit, il a toutefois découpé une petite ouverture en fente de façon à créer une échappatoire en cas de bourrage.

Etape 4 Le vigneron fait ensuite sécher sous abri ces broyats de sarments, qu’il utilise pour alimenter une chaudière. Cette dernière assure le chauffage pour la maison, la cave et le gîte du domaine. Il utilise également une petite partie des sarments pour le compost.

Coût environ 3 000 euros
Difficulté élevée
Temps plusieurs jours

Découvrez ici d'autres astuces de taille :

[Astuce] Une presse à sarments automotrice

[Astuce] Une borne de rechargement des sécateurs

[Astuce] Un broyeur qui collecte les sarments de vigne

[Astuce] Construire sa propre machine de taille rase

[Astuce] Des échasses pour faciliter la taille de la vigne

photo principale © X. Delbecque

Les plus lus

<em class="placeholder">porte-outils de Grégory Bro</em>
Astuce de viticulteur héraultais : « J’ai créé un châssis léger polyvalent pour moins de 500 euros »
Premier prix de notre Concours de la meilleure astuce, Grégory Bro, viticulteur à Saint-Bauzille-de-la-Sylve, dans l’Hérault, a…
<em class="placeholder">Émilie Faucheron</em>
Dans l’Hérault : « Nos couverts végétaux ne donnent pas assez de biomasse pour pailler le rang de vigne »

Émilie et Benjamin Faucheron, viticulteurs à Montady, dans l’Hérault, ont l’habitude d’implanter des couverts végétaux dans…

<em class="placeholder">Chai de la cave coopérative de Tutiac. Cuves en inox de 600 hl, goulotte pour décuvage, vis sans fin sous le sol grillagé pour évacuer le marc</em>
Crise : les caves coopératives de vinification au pied du mur

Pour faire face aux réductions de surfaces qui amputent leur rentabilité et au manque de perspectives encourageantes des…

hydrologie régénérative à Cambes, en Bordelais
Vigne en Gironde : « Avec 290 mm de pluie, mon système d’hydrologie régénérative a bien fonctionné »

Avec 37 jours de pluie consécutifs du 14 janvier au 20 février, la France a connu la série la plus longue depuis le…

<em class="placeholder"> Bertrand Morand – Directeur Filières Coopérative U

&lt; Timothée Zimmerlin – Chef de groupe Liquides Coopérative U

&lt; Olivier Dabadie – Président Plaimont

&lt; ...</em>
Coopérative U choisit la cave coopérative de vinification Plaimont pour lancer son 126e contrat de filière

Le 10 février 2026, sur le salon Wine Paris, Coopérative U et la cave coopérative de Plaimont ont signé un accord de…

<em class="placeholder">Benoît Belly, vigneron en bio sur 45 ha au Moulin de Vignolle, à Pleine-Selve, en Gironde</em>
En Gironde : « Je gagne beaucoup de temps en paillant mes rangs de vigne avec la PFA »

Benoît Belly, vigneron sur 45 hectares au Moulin de Vignolle, à Pleine-Selve, en Gironde, paille ses cavaillons avec l’herbe…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole