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L’UGPVB veut renforcer le rôle des organisations de producteurs de porc

Le président de l’UGPVB, Michel Bloc’h, a souligné lors de son AG, la force du collectif et la nécessité d’une meilleure structuration de la production pour renforcer la compétitivité des éleveurs.

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Michel Bloc'h, président de l'UGPVB, avec Mathilde Roux, la nouvelle directrice de l'Union. "Le collectif est notre force, la structuration de nos filières autour des organisations de producteurs est notre arme.
© D. Poilvet

Lors de l’assemblée générale de l’Union des groupements de producteurs de viandes du Grand Ouest (UGPVB) qui s’est tenue à Rennes le 6 décembre dernier, son président, Michel Bloc’h, a plaidé pour une meilleure organisation collective afin de faire entendre la voix de la profession auprès des instances publiques et des consommateurs. 

Lire aussi : « Le rebond des élevages de porc est possible »

« Le collectif est notre force, la structuration de nos filières autour des organisations de producteurs est notre arme pour renforcer notre compétitivité. » Il souligne notamment toute l’utilité de l’association des organisations professionnelles (AOP) « qui constitue un cadre solide pour organiser notre production porcine ».

Lire aussi : Les groupements de producteurs, pivots de la production porcine bretonne

Selon lui, « L’AOP est un outil puissant pour fédérer les éleveurs autour de projets communs et de renforcer notre capacité de négociation collective ». Mais pour cela, l’État doit rouvrir le plan stratégique national afin d’étendre les programmes opérationnels (PO) aux filières d’élevage, afin de « sécuriser davantage nos filières et améliorer la compétitivité des producteurs ».

Il espère que la future loi Egalim consacrera un chapitre à la structuration. « Les OP et AOP doivent être davantage prises en compte face à un aval regroupé qui fait la loi. » Michel Bloc’h déplore également l’augmentation du nombre d’éleveurs indépendants vendent leurs porcs en direct aux abattoirs. Leur nombre a doublé en cinq ans, et ils représentent aujourd’hui un million de porcs par an sur la zone Uniporc (voir page 16). « Les jeunes qui sortent des écoles n’ont plus la culture du collectif. Or, un éleveur n’est rien s’il est seul. »

Première édition de la Pig & Run

Le comité régional porcin de Bretagne organise la première édition de la Pig & Run, une course nature et festive de 23,5 kilomètres qui se déroulera le dimanche 18 mai à la Ria d’Etel dans le Morbihan. Malgré la ridicule polémique d’association d’opposants à la production porcine qui l’assimilent à du « greenwashing », la course a vite affiché complet. Les 500 participants bénéficieront de ravitaillements à base de cochonnailles, et récupéreront en dégustant un cochon grillé autour d’un grand banquet à la fin de la course. « Cet événement, déjà porteur d’un fort engouement en interne comme en externe, démontre la capacité de la filière à se réinventer pour attirer l’attention et faire rayonner nos métiers », souligne Michel Bloc’h.

Forte baisse du prix de l’électricité sous contrat

Dans un contexte de prix de l’énergie apaisé, l’UGPVB a fait un bilan d’étape très positif de l’appel d’offres électricité groupé proposé depuis 2022 aux éleveurs des groupements adhérents à l’Union. « De 26,7 centimes d’euro par kWh en 2023, l’année la plus tendue en termes d’approvisionnement électrique, le prix moyen rendu site est passé à 20,51 centimes d’euro par kWh en 2024. Il sera de 17,59 centimes d’euro par kWh en 2025 », se réjouit Jean-Michel Noury, de l’UGPVB. Les premières projections pour 2026 tablent sur un prix moyen de 16,87 centimes d’euro par kWh. « Notre choix initial de ne pas signer un contrat long terme a permis de bénéficier de la baisse du marché de l’énergie. » Un nouvel appel d’offres UGPVB est programmé pour la période 2027-2029.

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