Qualité : la mort annoncée d’un signe

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La table ronde organisée par le Cerqua la semaine dernière à Paris s’est évidemment bien gardée de tirer la conclusion qui s’imposait : la certification de conformité produit est appelée à disparaître. Ni le président du CNA Philippe Guérin ni la représentante du ministre Mme Rossat-Mignot ne peuvent dire des choses comme ça, mais les professionnels ne se gênent pas pour le penser tout haut. Certains labels rouges appellent même la disparition de la CCP avec une évidente impatience. Mais on ne peut pas s’empêcher de penser que le sort du label rouge pourrait lui aussi s’assombrir. Les budgets de communication européens ne vont et n’iront qu’aux signes européens de qualité, AOP, IGP, et AS. Certes le LR peut prospérer encore longtemps sur sa remarquable notoriété acquise, mais l’usure guette les situations les mieux établies. Tout cela devrait se régler dans la loi de modernisation de l’agriculture, dit le cabinet du ministre. Hum, peut-être, mais la loi française risque d’être de peu de poids dans une gestion européenne des signes de qualité. On évoque aussi la création d’un Institut de la Qualité, qui aurait les vertus d’un « guichet unique ». Entre nous, pourquoi donc fabriquer un grand machin à Paris, quand quelques petits bureaux en Régions suffiraient ?

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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