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La FNPL promet des manifestations si le prix du lait n’augmente pas à la rentrée

Le syndicat met la pression sur les distributeurs : si le prix de la brique de lait n’augmente pas d’ici le 1er septembre, des manifestations seront à prévoir.

Après avoir cru en l'application des lois Egalim, la FNPL est désormais déterminée à passer à l'action.
© L'Agriculteur Normand - Archives

« Nous sommes un syndicat de solutions mais, si pour parvenir à une revalorisation du prix du lait, nous devons passer par un syndicalisme de destruction alors nous passerons par-là », prévient Daniel Perrin, secrétaire général de la FNPL le 21 juillet. La promesse est faite pour le 1er septembre. Si, à cette date, le prix de la brique d’un litre de lait n’embrasse pas la dynamique européenne alors la FNPL prépare une grande action nationale avec les Jeunes Agriculteurs et le soutien de la FNSEA.

Faire monter la pression doucement mais sûrement

« Nous ne voulons plus voir du lait à 61 ou 63 centimes le litre en magasin, décrypte Thierry Roquefeuil, président du syndicat. Si à partir du 1er septembre, certains distributeurs veulent encore jouer à ce jeu là alors ils auront des visites des producteurs un peu différentes pour signifier que nous ne l’acceptons pas ! »

Le syndicat estime en effet que sans hausse du prix au consommateur il ne peut y avoir de revalorisation pour le producteur et qu’une hausse de 20 centimes du prix de la brique permet une hausse d’environ 40 €/ 1000 l du prix payé.

D’ici la rentrée, le syndicat mettra en place graduellement des actions. « Dans un premier temps, nous allons mettre la pression à la grande distribution. Il va y avoir des prises de parole en région pour sensibiliser sur le revenu des producteurs, déroule le secrétaire général. Autour du 15 août, les actions seront plus pressantes auprès des distributeurs. »

Le prix français dévisse par rapport à ses voisins européens

« Ce que nous observons aujourd’hui n’est pas normal, estime Thierry Roquefeuil. Il y a trop de déphasage entre la France et les autres pays européens. » Jusque-là les écarts entre le prix payé aux éleveurs allemands et français était contenu autour de 10 euros. Ce gap atteint près de 65 euros en avril. De plus, « le prix de la brique de lait en Allemagne est proche de 1€. Il atteint 1,05€ en Belgique quand il est de 0,78 cts en France », constate Ghislain de Viron, premier vice-président.

« Nous voulons être dans la moyenne européenne du prix du lait aux producteurs et du prix du lait au consommateur », martèle le président de la FNPL. Sinon, les producteurs de lait français risquent d’être les moins bien payé d’Europe en 2022…

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