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Gouvernement Barnier : le Collectif Export & Souveraineté Alimentaire appelle à une relance prioritaire de l’export agricole et agroalimentaire

Ce collectif, qui regroupe les principales organisations du secteur dont Interfel et le CNIPT, avertit d’un risque de destruction de 33 000 emplois et d’une perte nette pour l’économie française de 11 milliards d’euros d’activité par an.

La nouvelle ministre de l’Agriculture Annie Genevard, avec ses homologues au Commerce Extérieur Sophie Primas et à l’Economie Antoine Armand, est appelée par le secteur à relancer la compétitivité à l’export de l’agriculture et l’agroalimentaire français.
© Xavier Remongin/agriculture.gouv.fr

Prenant acte de la composition du nouveau gouvernement, le Collectif Export & Souveraineté Alimentaire a félicité pour leur nomination le 24 septembre Annie Genevard (ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt), Sophie Primas (ministre du Commerce extérieur et des Français de l’étranger) et Antoine Armand (ministre de l’Economie, des Finances et de l'Industrie).

Surtout, il appelle le gouvernement à faire de la relance de l’export agricole et agroalimentaire, une priorité. « Les performances de la France à l’export sur les produits agricoles et agroalimentaires ne cessent, depuis vingt ans, de décliner, la faisant passer de la 2e à la 6e place des exportateurs mondiaux », alerte-t-il.

Ce nouvel élan aux exportations françaises passe, pour le président du CNPA (Centre national pour la promotion des produits agricoles et alimentaires) Jérôme Despey, par « une plus grande cohérence, une plus grande ambition des politiques publiques, et une fierté renouée à défendre et promouvoir la ferme France ».

La France est passée de la 2e à la 6e place des exportateurs mondiaux en 20 ans

Créé à l’initiative du CNPA (Centre national pour la promotion des produits agricoles et alimentaires), le Collectif Export & Souveraineté Alimentaire regroupe une grande partie des organisations professionnelles et interprofessionnelles des filières agricoles et agroalimentaires françaises : Ania (industries agroalimentaires), Anivin de France (vin), chambres d’Agriculture France, CNIPT (pommes de terre), CNMCCA (mutualité, de la coopération et du crédit agricoles), FNSEA (syndicat majoritaire), Inaporc (porc), Interbev (viande bovine), Intercéréales (céréales), Interfel (fruits et légumes), la Coopération Agricole, Medef.

Lire aussi : Annie Genevard : « Je veux mener rapidement à son terme la loi d’orientation agricole »

 

Etude Astères : quel risque pour la France d’ici 12 ans ?

Le Collectif pointe notamment du doigt la crise agricole française : « Cette perte de compétitivité à l’export, en Europe et dans le monde, est à la fois une conséquence et un accélérateur de la crise agricole française ».

Rappelant que l’export est « un élément vital » pour le secteur et pour la souveraineté alimentaire de la France, le Collectif Export & Souveraineté Alimentaire cite l’étude économique réalisée pour le CNPA par le cabinet Astères :

« Si la filière poursuivait sa baisse des exportations en volume sans pouvoir continuer à augmenter la valorisation de ses produits, cela aboutirait d’ici à douze ans à une perte nette pour l’économie française de 11 milliards d’euros d’activité par an, d’1,6 milliard d’euros de recettes publiques par an et à la destruction de 33 000 emplois. Et cela entraînerait une perte de 2,1 à 3,5 milliards d’euros d’investissements cumulés pour la période. »

Au contraire, si la filière rattrape ses parts de marché à l’export perdues depuis 2010, d’ici à 12 ans, les gains seraient  annuellement de « +24 milliards d’euros d’activité, de +3,5 milliards d’euros de recettes publiques » et à l’origine de plus de 75 000 emplois supplémentaires.

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