Aller au contenu principal

Les producteurs d’œufs toujours pas entendus dans les négociations commerciales

Faute d’avoir été entendus la semaine dernière, les producteurs d’œufs se sont de nouveau mobilisés devant le magasin Carrefour d’Alma à Rennes pour obtenir une revalorisation du prix d’achat de leurs œufs.

Les producteurs d'oeufs se sont de nouveau mobilisés jeudi 25 février devant l'entrée de l'enseigne Carrefour à Rennes.
© A. Puybasset

De 90 producteurs d’œufs la semaine dernière, ils étaient hier près de 150 devant l’accès du magasin Carrefour d’Alma à Rennes, répondant à l’appel de la Confédération française de l’aviculture, des FRSEA bretonne et ligérienne et de l’Union des groupements de Producteurs de viande de Bretagne (UGPVB). Cette enseigne en particulier refuse toujours de tenir compte des demandes de répercutions de la hausse du coût de l’aliment, dans le cadre des négociations commerciales annuelles.

« Les hausses consenties ces derniers jours par les distributeurs avoisineraient 1%, soit 0,1 centime de l'oeuf », fustige la CFA. C’est mieux que la proposition initiale de plusieurs distributeurs qui ont longtemps demandé une baisse générale de 4% des prix d’achat à leurs fournisseurs, mais on est encore très loin des 10% réclamés par les producteurs. « On demande une augmentation d’un centime par œuf, pour couvrir la hausse du coût de l’alimentation des poules. En tenant compte d’une consommation annuelle de 250 œufs par an et par habitant, cela représente un surcoût de 2,5 euros sur l’année par consommateur ! », expliquent ces producteurs en colère. « La loi EGAlim n’est tout simplement pas appliquée. Pendant le premier confinement, la filière œuf s’est mobilisée pour approvisionner au mieux les rayons. On n’obtient aucune reconnaissance en retour. »

Depuis plusieurs mois, la filière œuf subit une hausse des matières premières. L’indice Itavi de l'aliment poule pondeuse a augmenté de 22% par rapport à janvier 2020. « Il n’a jamais été aussi élevé depuis janvier 2014. » En un an, les éleveurs ont vu leur coût de production augmenter de près de 10%.

Apportant son soutien aux éleveurs mobilisés, la CFA demande un retour immédiat des opérateurs à la table des négociations « sans quoi l’approvisionnement en œufs des GMS rencontrera d’importantes complications à partir du 15 mars. »

Les plus lus

<em class="placeholder">Pour les industriels brésiliens, le marché européen du poulet ne leur apporte plus que 4 % de leur chiffre d&#039;affaires à l’export.</em>
Le poulet brésilien veut doubler ses volumes exportés

Le ministère brésilien de l’Agriculture prévoit qu’à partir de 2035, l’industrie avicole écoulera sur le marché mondial…

<em class="placeholder">Provimi a enquêté et regroupé une douzaine de conseils qui font la relation entre les pratiques d&#039;élevage et les performances à 5 semaines des poulettes. Stade crucial ...</em>
Quelles sont les meilleures pratiques des éleveurs de poulettes pour favoriser l’allongement de la ponte ?

Provimi a audité 32 éleveurs de poulettes et recensé les bonnes pratiques des 48 premières heures pour obtenir des poulettes…

<em class="placeholder">Système HatchCare d&#039;alimentation précoce au couvoir</em>
Poulet de chair : une meilleure croissance grâce à l’alimentation précoce

Au couvoir ou en éclosion à la ferme, la pratique de l’alimentation précoce apporte des bénéfices non négligeables en…

<em class="placeholder">Avec des élevages de 500000 poulets en moyenne (contre 22000 en France), les grands groupes tels que MHP bénéficient d’économies d’échelle colossales. </em>
L’Ukraine pourrait être le grenier avicole de l’Europe

La perspective d’une adhésion de l’Ukraine à l’UE soulève de nombreuses questions. Entre la déstabilisation du marché européen…

<em class="placeholder">Bruno Mousset, directeur général du pôle Amont de LDC.</em>
LDC veut créer 500 000 m² de bâtiment poulets d’ici 2028
Bruno Mousset, directeur Amont de LDC, est revenu sur la stratégie du groupe pour attirer des éleveurs de poulets, et de…
<em class="placeholder">dindes label rouge en plein air</em>
La pintade française reconnue dans le monde

La filière pintade est reconnue à l'international comme le témoigne les 20% de volumes produits en 2025 exportés à destination…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)