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« Les AOP doivent être entendues sur l’évolution de l’agriculture de demain » pour Marc Kerangueven, président du Cerafel.

Rencontré sur le salon de l’agriculture, Marc Kerangueven, président du Cerafel, a expliqué à FLD  pourquoi les AOP territoriales peuvent beaucoup apporter au débat sur l’avenir de l’agriculture.

"Dans les discussions sur des moments cruciaux pour l’avenir de la profession comme le Plan stratégique national ou la Loi d’orientation agricoles, les AOP n’ont pas été sollicitées" regrette Marc Kerangueven.
© Philippe Gautier-FLD

À l’occasion du Salon de l’Agriculture, les Associations d’organisations de producteurs (Associations d’OP) du Grand Ouest ont appelé à être (mieux) entendues par les pouvoirs publics. Elles les ont aussi alertés sur le nécessaire renforcement du pouvoir de négociation des producteurs. Le Cerafel fait partie des signataires de cet appel avec Poplait et l’AOP des producteurs de porcs du Grand Ouest.

Pour le président du Cerafel, l’objectif est en premier lieu d’être entendu : «  Tout le monde parle d’agriculture aujourd’hui. Et pourtant, dans les discussions sur des moments cruciaux pour l’avenir de la filière comme le Plan stratégique national ou la Loi d’orientation agricoles, les AOP n’ont pas été sollicitées. Je rappelle que nous représentons plus de 500 000 tonnes de légumes et fruits » explique Marc Kerangueven. La situation est, pour lui,  d’autant plus dommageable que le courant passe bien entre les Régions et les Associations d’organisations de producteurs, et encore mieux au niveau européen.

Une promesse qui tarde à être mise en œuvre

La pilule est d’autant plus amère que la structuration économique avait été souhaitée au plus haut niveau de l’Etat : « Rappelons-nous du discours du Président de la République en 2017, rappelle Marc Kerangueven. Il avait indiqué vouloir renforcer le pouvoir de négociation des agriculteurs, dans le respect de la législation européenne, pour qu’ils fassent le poids face aux industriels et aux distributeurs. « Je veux des Associations d’Organisations de Producteurs aux pouvoirs renforcés» avait-il dit ». De fait, le message ne semble pas être passé : le président du Cerafel regrette que trop souvent au niveau des ministères une certaine mécompréhension puisse régner. « Cinq ans après cette déclaration et après les loi Egalim, force est de constater que tout a été fait pour que les producteurs ne s'organisent pas et ne bénéficient pas d’un réel pouvoir de négociation face aux industriels et aux distributeurs » précise-t-il. 

« Nous avons demandé un rendez-vous au Ministre de l’Agriculture »

Pourquoi faudrait-il que les AOP soient finalement entendues ? « Les Associations d’OP sont indispensables car elles favorisent les investissements communs, la mutualisation économique, la mise en marché, ainsi que la gestion et la transition vers un modèle plus durable de la production de nos agriculteurs et éleveurs membres. Par exemple, nous prônons, dans le cadre du PSN, que des incitations à la structuration soient créées au même titre que les primes au verdissement.» plaide Marc Kerangueven.  Dans ce contexte, le domaine des fruits et légumes a été précurseur : « Depuis longtemps, les OP sont reconnues à Bruxelles au travers de l’Organisation commune des marchés qui permet d’accéder à des programmes opérationnels pour des missions structurantes » .

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