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Légumes de France : à Agen, une fin de congrès sous tension

Le 67e congrès de Légumes de France s’est achevé avec un face à face syndical entre les congressistes de Légumes de France - FNSEA - JA et les membres de la Coordination rurale 47. Si de nombreux « points d’urgence » ont été soulevés lors du congrès, l’abrogation de la loi Agec et la pérennisation du TO-DE représentent des « points de satisfaction » inachevés et perfectibles. 

Fin de congrès inédite lors du 67e congrès de Légumes de France, sous forme de face à face syndical. Les congressistes de Légumes de France - FNSEA -JA ont été bloqués à la sortie du parc des expositions d’Agen, où se déroulait leur rencontre, par des membres de la Coordination rurale 47. L’épilogue des deux jours de discussion (21 et 22 novembre), entre les producteurs de légumes rassemblés par le syndicat proche de la FNSEA, s’est donc achevé en présence d’un important service d’ordre.

La venue du président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, sur les terres de la Coordination rurale, a mobilisé les représentants de ce syndicat, majoritaire dans le Lot-et-Garonne. Toutefois, aucune entame de dialogue n’a été amorcée entre les responsables des deux formations, sur fond de campagne électorale des Chambres d’agriculture, moins de deux mois avant les élections.

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Les échanges et les tables rondes ont néanmoins permis de débattre de nombreux points. Bruno Vila et Cyril Pogu, co-présidents de Légumes de France, ont su tour à tour relever les « points d’urgence » nécessaires au maintien et développement de la production de fruits et légumes en France. « Il est urgent de disposer de moyens équitables de protection des 80 espèces légumières, pour éviter que nos filières de production se transforment en filière d’importation », a mentionné Bruno Vila. D’autres points concernant l’accès à l’irrigation, l’énergie, la main-d’œuvre, ainsi que les accords franco-marocains, ont été soulevés.

Le TO-DE pour les salariés permanents fermement demandé

Au rayon des satisfactions : la reconnaissance des métiers de l’agriculture comme métiers en tension sur l’ensemble du territoire, ainsi que la pérennisation annoncée du TO-DE (dispositif d’exonération de charges sociales des travailleurs saisonniers) et son relèvement de 1,20 à 1,25 Smic. Sans pour autant répondre pleinement aux attentes des producteurs de légumes, l’élargissement du TO-DE aux salariés permanents étant toujours fermement demandé. 

Le choix de la thématique des tables rondes : « Les femmes, un futur pour l’agriculture », sur fond de renouvellement des chef-fes d’exploitation et responsables professionnel-le-s, et « Quel maraichage sur nos territoires face au changement climatique ? » a également montré les besoins impératifs d’adaptation et d’anticipation dans chacun de ces deux domaines, pour assurer une souveraineté alimentaire placée au rang d’enjeu national. 

Lire aussi : Accord Mercosur : qui sont les gagnants et les perdants du volet agricole ?

L’ensemble de la profession a accueilli l’annulation du décret d'application de la loi Agec sur les emballages plastiques avec amertume, face à un manque total de concertation et à l’importance des conséquences financières non assumées par les pouvoirs publics. Dans une prise de parole vidéo, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a assuré qu’une nouvelle version de cette loi ne serait pas présentée par son homologue de la transition écologique. 

L’annonce de dérogations 120 jours pour des solutions de désherbage pour l’endive a été presque prémonitoire du dévoilement du lieu du prochain congrès de Légumes de France, fin 2025. Celui-ci devrait être en effet organisé par la Fédération nationale des producteurs d'endives, dans les Hauts-de-France. L’ensemble des congressistes s’est retrouvé, comme il se doit, au pied de l’emblématique pyramide de légumes, située dans le Village des Légumes où de nombreuses animations ont accueillis écoliers et visiteurs pendant trois jours. 

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