Aller au contenu principal

Le lycée agricole Le Nivot s’enrichit d’un bâtiment de porc en engraissement

Dans le Finistère, le lycée agricole Le Nivot vient d’inaugurer un nouvel engraissement dans son élevage de porcs. Ce support pédagogique est désormais en phase avec la réalité du terrain.

<em class="placeholder">Inauguration du nouvel engraissement du lycée Le Nivot en présence (de gauche à droite) de Daniel Coquil, responsable de l&#039;atelier, Ronan le Menn, membre du conseil ...</em>
Inauguration du nouvel engraissement du lycée Le Nivot en présence (de gauche à droite) de Daniel Coquil, responsable de l'atelier, Ronan le Menn, membre du conseil d'administration du lycée, Jacques Gouérou, vice-président du conseil départemental du Finistère et Gaelle Furet, directrice.
© F. Jourdain

Lumineux et fonctionnel : on n’en attendait pas moins du nouvel engraissement de 360 places de l’atelier porcin de 120 truies naisseur-engraisseur du lycée agricole Le Nivot situé à Lopérec dans le Finistère et inauguré le 5 décembre 2025. 

Lire aussi : « L’alternance en élevage de porc, c’est du gagnant-gagnant »

Cette extension s’ajoute aux 900 places existantes pour engraisser « sur site tous les animaux nés dans l’élevage (3 500 par an environ) plutôt que de vendre 100 à 120 laitons toutes les cinq semaines (conduite en quatre bandes) », explique Daniel Coquil, responsable de l’atelier porcin.

 

 
<em class="placeholder">Des panneaux en PVC facilitent le nettoyage en intercases.</em>
Des panneaux en PVC facilitent le nettoyage en intercases. © F. Jourdain

Le Lycée n’avait pas investi depuis la construction, il y a une dizaine d’années, d’un bloc maternité de 26 cases standard, ascenseur et liberté. Fidèle à sa devise « apprendre en pratiquant », Le Nivot a voulu accroître ses capacités d’engraissement pour absorber les gains de productivité d’un cheptel passé en quelques années de « 11, 12 à 14 porcelets sevrés par portée ». Pour faire progresser l’atelier « support pédagogique pour que les jeunes formés soient techniquement plus forts dans un contexte de prix bas ». Et globalement améliorer le bien-être des animaux.

Un GMQ de plus 1 000 g visé fin 2026

Sur conception technique du groupement Eureden auquel il adhère, Le Nivot a investi un peu plus de 241 000 euros dans l’opération, soit 670 euros par place. Il comprend de la lumière naturelle apportée par des fenêtres percées le long des cloisons, des parois intercases en PVC pour faciliter le nettoyage, un système de contrôle de température par gestion automatisée des flux d’air, un quai-soupe de 120 places pour optimiser l’enlèvement des animaux…

« S’y ajoutent ces auges droites plutôt que circulaires pour réduire la compétition », poursuit Daniel Coquil. Les autres engraissements (6 salles de 150 places) bénéficieront des mêmes équipements en mars. Avec ce nouvel engraissement, l’atelier porcin du lycée Le Nivot vise l’amélioration continue de ses performances, en économique comme en bien-être animal. « En quelques années, nous sommes parvenus à réduire à moins de 2 % le taux de pertes en post-sevrage, et à abaisser l’indice de consommation de 2,8 à 2,6 en détassant 20 % des animaux à 145-150 jours. Pour la fin 2026, on table sur un IC de 2,45 et un GMQ de plus de 1 000 g. » Dès janvier, une trentaine d’élèves de tous niveaux fréquenteront la nouvelle salle pour parfaire leur apprentissage (lire par ailleurs). Des stages découvertes pour les quatrièmes, troisièmes et secondes, des cycles plus longs de la première au BTS, sans oublier le CQP porc (1).

(1) Certificat de qualification professionnelle

« C’est sûr, les animaux vont mieux pousser »

 

 
<em class="placeholder">Des trois jeunes en terminale de Bac pro CGEA (de gauche à droite : Lois Hirrien, Ehoarn Collorec et Antoine Rivoalen), seul le troisième se destine au porc.</em>
Des trois jeunes en terminale de Bac pro CGEA (de gauche à droite : Lois Hirrien, Ehoarn Collorec et Antoine Rivoalen), seul le troisième se destine au porc. © F. Jourdain

À 17 ans, Lois Hirrien, Eoharn Collorec et Antoine Rivoalen, tous trois dans l’année de leur terminale Bac pro CGEA (1) au lycée Le Nivot aspirent à être éleveurs. Fils d’éleveurs laitiers, les deux premiers sont naturellement attirés par le lait. Pas Antoine, fils de salarié en élevage porcin qui s’intéresse avant tout au cochon et pourrait très bien s’installer un jour. Rencontrés lors de l’inauguration du nouvel engraissement de Le Nivot, les trois garçons ont réalisé en début d’année scolaire leur cycle annuel en porc dans les anciens engraissements. « On a eu 4 heures de travaux pratiques par semaine pendant cinq semaines », disent-ils. Ils ont également participé avec satisfaction à la construction du bâtiment. Vu sa configuration, « c’est sûr, les animaux vont mieux pousser », sourient-ils. Ils font référence aux conditions d’élevage, mais pas seulement. Les performances du cheptel devraient s’améliorer les prochaines années par l’introduction d’une nouvelle génétique en lignée mâle. Trois sont actuellement en test : Tempo (Topigs), Thor (Axiom) et Pic410. « Seuls les BTS y travaillent », précise Daniel Coquil. Ayant prévu de poursuivre leurs études en BTS sitôt leur bac en poche, les trois garçons devront y travailler eux aussi.

(1) Conduite et gestion de l’entreprise agricole

Les plus lus

<em class="placeholder">Arnaud Abgrall (à gauche) et son équipe de salariés travaillant sur le site naissage. « Je suis présent sur le site tous les jeudis et vendredis .» </em>
« La communication avec mes salariés, c’est la clé dans mon élevage porc et lait »

Comment gérer une équipe de onze salariés répartie sur trois sites et trois ateliers porc, lait et cultures ? C’est le…

<em class="placeholder">Le surplus d&#039;énergie apporté par la granulation est plus élevé pour le maïs que pour le blé ou l&#039;orge.</em>
Formulation des aliments : chaque céréale réagit différemment à la granulation

La granulation des aliments apporte un bonus d’énergie différent selon la céréale incorporée. La prise en compte de cette…

<em class="placeholder">Les élevages extensifs, malgré une productivité plus faible, peuvent être rentables grâce à des stratégies de différenciations</em>
La résilience n’a pas de modèle unique en élevage de porc

Une étude récente européenne montre que la durabilité économique des systèmes intensifs et extensifs ne suit pas une recette…

<em class="placeholder">En permettant l’expression de comportements naturels les maternités liberté réduisent le stress et les lésions physiques. </em>
Truies en liberté en maternité : un bien-être amélioré mais une mortalité des porcelets à maîtriser

Malgré une mortalité néonatale parfois plus élevée, les systèmes libres en maternité améliorent la santé des truies et la…

<em class="placeholder">Philippe Lirzin et son collègue Loïc Perrot ont testé le détecteur portatif G7c à la station de Crécom. « On travaille plus sereinement, notamment lors des week-ends ...</em>
Exposition aux gaz : un dispositif d’alarme travailleur isolé testé à la station porcine de Crécom

Le détecteur portatif G7c, proposé par GazDetect, et testé à la station de Crécom, assure un suivi à distance des travailleurs…

[VIDEO] Rentabilité : « Mon meilleur investissement est un siège rotatif pour faciliter les soins des porcelets »

A Plomodiern, dans le Finistère, l'EARL Gurvan Philippe utilise un siège rotatif lors des soins en maternité. Posé sur la…

Publicité
Titre
OFFRE SPÉCIAL PRINTEMPS
Body
A partir de 86,40€/an​
Liste à puce
Profitez de notre offre Printemps: -20% jusqu'au 05 avril 2026! Code Promo : OFFRE_PRINTEMPS_2026
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)