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Votre bâtiment compte-t-il moins ou plus d’une logette par vache laitière?

Avez-vous moins d’une logette par vache afin de rentabiliser votre bâtiment ? Ou bien, pour de meilleures conditions de logement, mettez-vous une place par vache ? Ou plus ?

<em class="placeholder">logettes bien dimensionnées grand troupeau au top Côtes d&#039;Armor</em>
Il n'est plus conseillé de descendre sous une logette par vache.
© A. Conté
 

« De la place et du confort »

Hugo Rouland, éleveur en Gaec dans la Manche

 

<em class="placeholder">Xavier et Hugo Rouland, éleveur en Gaec dans la Manche</em>
Xavier et Hugo Rouland, éleveurs en Gaec dans la Manche © C. Pruilh

OUI. « Dans notre stabulation, il y a largement plus d’une place par vache : 128 logettes pour 110 vaches traites. Nous augmenterons peut-être le cheptel de 5 vaches à l’avenir, mais pas davantage. Quand nous avons agrandi et réaménagé le bâtiment en 2023, nous voulions avoir 5 à 10 % de places en plus. C’est moins rentable qu’une place par vache, mais cela nous donne une souplesse pour pouvoir évoluer par la suite. Nous voulons assurer l’ambiance générale du bâtiment et le confort des vaches : être sûr qu’elles passent un maximum de temps couchées.

Avant, notre stabulation était trop saturée avec 5 à 7 logettes en moins par rapport au nombre de vaches. Même si nous n’avions pas de problèmes sanitaires dans le troupeau, cette concentration au niveau du couchage exige d’être très rigoureux et attentif. Outre un nombre suffisant de logettes, nous avons misé aussi sur la qualité du couchage, avec des matelas très confortables. Car rien ne sert d’avoir beaucoup de logettes si les vaches hésitent à se coucher dedans et à y rester longtemps. À l’auge, nous avons 120 places mais je désile devant 110 places. »

« Je vise une place par vache à l’issue de la croissance de notre cheptel »

Yoann Blatrix, éleveur en Gaec dans la Sarthe

 

<em class="placeholder">Yoann Blatrix, éleveur en Gaec dans la Sarthe</em>
Yoann Blatrix, éleveur en Gaec dans la Sarthe © C. Pruilh

OUI MAIS « Nous sommes en train de faire croître notre cheptel par croissance interne. En 2020, le bâtiment a été réaménagé avec 140 logettes. Aujourd’hui, nous avons 130 vaches maximum à la traite. Notre objectif sera de saturer les robots de traite : nous aurons alors entre 135 et 140 vaches à la traite en permanence. Donc une place de couchage par vache, c’est notre objectif et c’est le minimum, pour limiter la concurrence entre les vaches pour se coucher. Par contre, il y a 98 places à l’auge car il y a trois rangées de logettes. Mais ce n’est pas limitant : il n’y a pas de concurrence entre les vaches. En effet, le robot d’alimentation distribue 10 à 11 bols par 24 heures. Les vaches ne viennent pas manger en même temps à chaque fois qu’il passe. »

« Un manque de place en train d’être solutionné »

Baptiste Badot, éleveur en Gaec en Saône-et-Loire

NON « Aujourd’hui, notre bâtiment avec robots de traite et 130 logettes, est saturé. En période de pâturage, tout va bien car une partie des vaches sont dehors. Mais en hiver jusqu’à début avril, il peut y avoir jusqu’à 140 vaches. Cette situation était compliquée à gérer car les logettes se salissaient nettement plus quand il y avait plus d’une vache par logette. Il fallait donc passer plus de temps à nettoyer les logettes : trois fois par jour au lieu de deux.

Mais cette année, le bâtiment évolue. Déjà en avril, nous avons installé une troisième stalle de traite robotisée, et nous avons observé un impact sur la propreté des logettes, du fait que les vaches vont plus facilement à la traite. Puis, cet été nous installons 30 logettes de plus et nous monterons à environ 160 vaches, donc il y aura une place par vache.

À l’auge, nous passerons de 110 places au cornadis à 140 places. La fréquentation de l’auge se passe bien, grâce au repousse fourrage. »

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