Astuce d'éleveur : Une passerelle surélevée pour incorporer de l’eau dans la mélangeuse
Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn, a bricolé un escalier et sa plateforme avec une arrivée d’eau pour pouvoir apporter, en toute sécurité, une quantité précise d’eau dans la mélangeuse.
Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn, a bricolé un escalier et sa plateforme avec une arrivée d’eau pour pouvoir apporter, en toute sécurité, une quantité précise d’eau dans la mélangeuse.
Avant, pour mouiller la ration dans la mélangeuse, « il fallait monter sur un bidon ou bien sur les trois marches de l’entrée de la salle de traite. Mais ce n’était pas assez haut, nous ne voyions pas le système de pesage de la mélangeuse et nous ne pouvions donc pas contrôler la quantité d’eau ajoutée. En outre, ce n’était ni pratique ni confortable, car nous étions dehors », expose Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn.
1 - « Nous nous sommes dits qu’il fallait pouvoir faire cette opération à l’intérieur, dans le couloir d’alimentation. Nous avons donc tiré cinq mètres de tuyaux à partir du surpresseur du bloc traite. » Pour être en hauteur, l’éleveur a récupéré un escalier, qui a été coupé en deux. Un panneau vertical en haut de l’escalier et une barrière en fer pour la rambarde sécurisent l’installation : « Le dispositif a plu à la MSA quand nous avons concouru au concours Trucs et astuces d’Occitanie 2025, organisé par la chambre d’agriculture du Tarn. » Une vanne à côté de l’escalier a été ajoutée. Cette installation a amélioré le confort de cette tâche avec un gain de temps au quotidien. « De plus, nous mettons la quantité d’eau qu’il faut : 3 à 5 litres par vache, ou entre 300 et 500 litres pour la ration des 90 vaches », ajoute l’éleveur.
2 - En sortie du surpresseur, les éleveurs ont ajouté un connecteur en T afin de diriger l’eau soit pour nettoyer la salle de traite, soit pour mouiller la ration, grâce à une vanne ajoutée sur ce circuit. Comme l’eau vient du surpresseur pour le nettoyage du bloc traite, le débit est élevé : les éleveurs mettent 5 minutes pour mouiller la ration. Pour améliorer l’installation, il faudrait ajouter un robinet pour purger les tuyaux en l’hiver. « Sinon ça gèle. Nous sommes à 950 mètres d’altitude. »
Côté éco
Temps de réalisation : 2 jours
Le coût : 50 €
Un système antidébordement sur la tonne à eau
Gilles Bonnet a aussi bricolé un flotteur d’abreuvoir qui peut se fixer sur ses différentes tonnes à eau. Ce système supprime la surveillance du remplissage de la cuve et évite tout gaspillage d’eau. « Le flotteur d’abreuvoir se fixe avec des vis papillons sur le bord de la tonne à eau, explique l’éleveur. Il n’y a qu’à brancher le tuyau d’alimentation. » Une fois la cuve pleine, le flotteur coupe l’arrivée d’eau.