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" Une partie de notre bâtiment est modulable "

Une partie du bâtiment de Clément Paturel, dans la Loire, est utilisée pour stocker de la paille quand les animaux sont dehors.

Les poteaux qui soutiennent les barrières de la partie modulable du bâtiment sont insérés dans des fourreaux scellés au sol. © C. Paturel
Les poteaux qui soutiennent les barrières de la partie modulable du bâtiment sont insérés dans des fourreaux scellés au sol.
© C. Paturel

Dans la Loire, lorsque Clément Paturel s'est installé avec son oncle en 2016, la production laitière a été doublée (600 000 litres) et le cheptel allaitant rapatrié sur le même site. " Nous avons construit une stabulation pour loger toutes les vaches sous le même toit. Elle est ouverte sur un long pan. Nous voulions un bâtiment le plus simple et le plus économique possible, explique-t-il. Il nous a coûté 450 000 euros pour 112 places au cornadis. " La partie des laitières est aménagée avec deux rangées tête à tête de logettes creuses paillées (68 places). Les allaitantes (4 travées de 5 m pour 28 places) et les vaches taries (2 travées) sont logées en prolongement des laitières sur une aire paillée très profonde (13 m). Les cases à veaux sont au fond de cette aire et un couloir d’un mètre permet de manipuler les bêtes. L’aire de raclage bétonnée (4,50 m) à l’arrière du cornadis se prolonge tout le long du bâtiment. Le raclage est effectué pour l’instant avec le tracteur.

De la paille stockée à la place des allaitantes

" Comme il nous paraissait aberrant de payer un bâtiment pour les allaitantes qui resterait vide plus de la moitié de l’année, nous avons fait en sorte de pouvoir y mettre autre chose quand cette partie est inoccupée, explique l'éleveur. Les poteaux des barrières sont montés sur des fourreaux scellés dans des plots en béton. Elles sont entièrement démontables. Quand les allaitantes sont à la pâture, nous les enlevons pour y stocker le plus souvent de la paille jusqu’à fin novembre. Nous ne gardons qu’une ou deux cases pour les préparations au vêlage. Cette année, nous ne les avons pas encore démontées (début juillet) car nous y avons mis des génisses pour faire des transplantations embryonnaires. " Pour réduire le coût du bâtiment, les associés du Gaec de Marvallin ont fait faire des devis et tiré les prix au maximum. " Nous avons acheté une salle de traite (2x8) d’occasion, qui avait servi moins de cinq ans. Elle nous a coûté 35 000 euros au lieu de 79 000 euros en neuf. Le bâtiment a été construit en six mois. Donc, nous n’avons réalisé nous-mêmes que les aménagements intérieurs. »

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