Aller au contenu principal

Un projet d’ampleur pour prévenir les mammites grâce aux plantes

Le laboratoire Biodevas, avec la caution scientifique d’Inrae, teste sur cent fermes Sodiaal l’efficacité de solutions naturelles dans la prévention des mammites.

Le projet Néolac a pour ambition de diminuer de 30 à 50 % l’utilisation d’intrants chimiques pour le traitement des mammites dans la filière laitière.
Le projet Néolac a pour ambition de diminuer de 30 à 50 % l’utilisation d’intrants chimiques pour le traitement des mammites dans la filière laitière.
© A. Juanchich

L’institut de recherche Inrae, le laboratoire spécialiste des biosolutions Biodevas ainsi que la coopérative Sodiaal ont donné le coup d’envoi du projet Néolac (1). Doté d’un budget de 2,5 millions d’euros sur quatre ans, il vise à réduire l’utilisation des antibiotiques en élevage afin de lutter contre l’antibiorésistance.

Concrètement, l’objectif est de valider scientifiquement l’efficacité de solutions naturelles à base d’extraits de plantes dans la prévention des mammites, que cela soit au tarissement, lors de la période peripartum ou en lactation. Pour cette dernière phase, un premier essai de terrain est d’ores et déjà en cours sur cent fermes Sodiaal volontaires.

« Le coût annuel des mammites pour une exploitation est de 5 000 à 7 000 euros », témoigne Sébastien Serieye, chargé du projet Néolac pour la coopérative. Soit près de dix millions par an rien que pour l’ensemble des adhérents Sodiaal. « À cela s’ajoutent, pour tout l’hexagone, trois millions d’euros de détournement des citernes qui sont pris en charge par l’interprofession », renchérit Damien Lacombe, président de la coopération laitière.

Des économies pour toute la filière

Outre l’intérêt économique de la prévention des mammites, les solutions proposées par Biodevas sont simples d’utilisation pour les éleveurs. Il suffit, quotidiennement, de les incorporer directement dans l’alimentation avec la mélangeuse. « Cela ne nous demande aucun travail supplémentaire », explique Joël Clavreuil, associé coopérateur chez Sodiaal, qui teste actuellement la solution sur son Gaec de 140 vaches. « Il ne s’agit pas d’un traitement individuel, ni devant être pris à des moments très spécifiques. Cela facilite grandement la gestion, alors que les traitements curatifs désorganisent complètement le travail sur l’exploitation », renchérit-il.

Enfin, la forte odeur d’huiles essentielles que dégagent les flocons ne semble pas déranger les vaches. « Lors des premiers tests, il n’y a eu aucun effet sur la prise alimentaire », assure Marion Boutinaud, scientifique en charge d’un essai en conditions contrôlées à la ferme expérimentale de Mejusseaume, en Bretagne.

(1) Nouveaux produits pour la réduction des antibiotiques, la durabilité de la filière laitière et sa compétitivité.
 

Les plus lus

<em class="placeholder">Camille Lefeuvre</em>
Recruter un salarié agricole : « Je ne veux pas d’un exécutant, je veux un collègue de travail », en Ille-et-Vilaine

Au Gaec du Guesneau en Ille-et-Vilaine, Camille Lefeuvre a choisi de faire appel à des salariées pour l’aider dans le travail…

<em class="placeholder">Jean-Yves Guémin, éleveur laitier</em>
« J’ai fait tout mon travail d’astreinte en deux heures et demie », sur mon élevage laitier bio en Ille-et-Vilaine

En Ille-et-Vilaine, Jean-Yves Guémin a grandement simplifié son système d’exploitation pour alléger sa charge de travail. En…

<em class="placeholder">Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn, sur son escalier fait maison</em>
Astuce d'éleveur : Une passerelle surélevée pour incorporer de l’eau dans la mélangeuse

Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn, a bricolé un escalier et sa plateforme avec une arrivée d’eau pour pouvoir apporter, en…

Nicolas et Christelle Braux dans la stabulation devant des vaches simmental
Eleveur lâché par Lactalis : « J’étais prêt à arrêter le lait », en Haute-Marne

Fin 2024, Lactalis a décidé de dénoncer le contrat de 290 éleveurs laitiers. Pour Nicolas Braux, aussi naisseur-engraisseur en…

<em class="placeholder">Le banque de travail agricole de Saint-Clément, dans le Maine-
et-Loire</em>
« Nous ensilons 250 ha de fourrage en 10 jours sur notre commune grâce à la banque de travail agricole », dans le Maine-et-Loire

​​​​​Vincent Tessier, éleveur à Saint-Clément dans le Maine-et-Loire, réalise tous ses chantiers d’ensilage d’herbe et de maïs…

<em class="placeholder">Bastien Charré à droite avec les deux salariés du Gaec, Baptiste (nom ?) et Charline Bonnevin</em>
« Avec mes salariés agricoles, nous cultivons une relation gagnant-gagnant », en Charente-Maritime

Le Gaec Le Grand Pré en Charente Maritime a basculé d’une ferme familiale à un fonctionnement patron-salariés : Bastien…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière