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Un maïs entre deux prairies pour repartir sur une parcelle plus propre

Un maïs peut aussi s'intercaler entre deux prairies. Si le coût est élevé et s’il fait perdre dix mois de pâturage, il présente l’avantage de pouvoir repartir sur de bonnes bases avec moins d’adventices dans la prairie.

Avec un maïs entre deux prairies, il y a nettement moins d'adventices dans la nouvelle prairie, à la ferme expérimentale de La blanche maison, comparé à un sorgho multicoupe entre deux prairies.
Avec un maïs entre deux prairies, il y a nettement moins d'adventices dans la nouvelle prairie, à la ferme expérimentale de La blanche maison, comparé à un sorgho multicoupe entre deux prairies.
© E. Bignon - Archives

À la ferme expérimentale de La blanche maison, dans la Manche, la rotation prairie-maïs-prairie est un classique qui marche bien depuis 2017. « Avant, avec un renouvellement de prairie sur prairie, cela ne fonctionnait pas. Le cycle des adventices n’était pas assez coupé », se rappelle Lucie Morin, directrice de La blanche maison.

Avec un maïs entre deux prairies, il y a nettement moins d’adventices dans la nouvelle prairie. « Ce n’est pas uniquement dû à la coupure par le maïs. Car quand on a testé un sorgho multicoupe entre deux prairies, la parcelle était plus sale (rumex) qu’après un maïs. La différence, c’est que le sorgho ne reçoit aucun traitement, alors que le maïs est désherbé. Ce traitement a donc certainement un effet sur le salissement de la prairie qui suit. Même s’il est réalisé à IFT réduit : 0,7. » Autre explication : « le maïs laisse moins de lumière que le sorgho au cours de son cycle et de son exploitation ».

Un maïs à indice court pour limiter la durée sans pâturage

La blanche maison choisit une variété de maïs à indice court (220 à 240), avec pour objectif de récolter le maïs ensilage avant le 20 septembre.

La prairie est détruite au labour, après deux tours de pâturage en début de saison. « Le labour est la technique la plus simple et efficace, mais des références acquises dans le cadre du projet Praigly permettent de dire que l’on pourrait réaliser un travail plus superficiel si les conditions météo et le sol sont secs et que la prairie est peu sale », ajoute Lucie Morin.

Le jour qui suit la récolte du maïs en ensilage, la ferme passe un déchaumeur (15 cm de profondeur de travail du sol), puis une herse et un rouleau. Ensuite, le semis de la prairie se fait à la volée, pour réduire le risque de salissement notamment. « Avec notre semoir en ligne, nous relevons au maximum les bottes. » Pour finir, le passage du rouleau tasse bien le semis.

Les plus/Les moins

+ La prairie qui suit est propre

+ Grande quantité de biomasse produite (12,5 tMS/ha)

+ Contribue à l’autonomie énergétique.

- Coût de la culture élevé : 37 €/tMS avec charges opérationnelles et de structure. Auquel il faut ajouter le stockage et la distribution.

 

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