Aller au contenu principal

Un « Lait à l’herbe et sans OGM » dans les Hauts de France

Ingredia et Prosperité Fermière s’engagent résolument dans une stratégie de différenciation en lançant un lait écoresponsable et une démarche de RSE baptisée Via lacta. 

Sandrine Delory, directrice générale et Gilles Desgrousilliers président de Prospérité Fermière et Ingredia. « Le cahier des charges a été défini par la coopérative en partenariat avec WWF et des éleveurs adhérents. »
© Prspérité Fermière - Ingredia

Depuis avril, la Prospérité Fermière et sa filiale Ingredia collectent dans une centaine d’élevages un « Lait à l’herbe et sans OGM ». Une prime de 15 €/1000 litres est versée à ces éleveurs, sélectionnés parmi des volontaires. Le cahier des charges prévoit une surface minimum de pâturage de 15 ares par vache, une alimentation garantie sans OGM davantage orientée vers une production locale à base de colza ou d’autres protéagineux, et des animaux élevés sur paille en hiver. La démarche sera valorisée à l’automne avec le lancement d’un nouveau produit. Sur les 415 millions de litres collectés auprès de 1600 coopérateurs, 30 millions de litres seront dans un premier temps concernés par cette collecte différenciée.

Une visibilité internationale grâce à un partenariat avec WWF France

Ce lait écoresponsable est développé dans le cadre d’un partenariat signé en mars dernier pour trois ans avec WWF, une organisation de protection de l’environnement reconnue dans une centaine de pays. « Ce partenariat est très important pour nous car il nous donne une visibilité internationale : il permet d’attester à nos clients que notre lait est conforme aux normes écoresponsables. Nous vendons nos produits aux quatre coins du monde à de grandes entreprises de l’agroalimentaire et de la nutrition santé, tout en émanant d'une coopérative régionale, argumente Sandrine Delory, directrice générale de Prospérité Fermière et d’Ingrédia en précisant que WWF ne travaillera pas avec d'autres entreprises du même domaine d'activité. Numéro trois parmi les leaders mondiaux des ingrédients, Ingredia réalise 61% de son chiffre d’affaires à l’export et exporte 90% des protéines.

Le partenariat avec WWF France s’inscrit dans une démarche globale de RSE (Responsabilité sociétale et environnementale) lancée sous le nom de Via lacta. « Cette démarche est la colonne vertébrale du groupe : elle fait le lien entre notre coopérative régionale implantée sur un territoire réduit et homogène, et le positionnement mondial d’Ingredia, souligne Gilles Desgrousilliers, le président. Elle vise à protéger le revenu des adhérents, à améliorer la vie dans les fermes, à assurer le bien-être animal et favoriser le respect de l’environnement. » 
La démarche repose sur trois grands piliers : la qualité nutritionnelle du lait (au travers de process industriels non dénaturants, du non OGM, du bien-être animal…), le développement local (via un modèle économiquement et socialement durable et l’implication des acteurs de la filière régionale), et la préservation de la planète au niveau de tous les maillons (avec notamment une implication dans la démarche filière bas carbone et la réalisation du diagnostic CAP2ER niveau 2).

Des produits innovants, de qualité et responsables

Cette démarche Via lacta et Le « Lait sans herbe et sans OGM » sont la traduction concrète du revirement stratégique du groupe initié en 2015. « Nous avons décidé de privilégier la recherche de valeur ajoutée plutôt que le développement des volumes. Nous misons sur des produits innovants, de qualité et responsables, rappelle Gilles Desgrousilliers. La construction d’une deuxième tour de séchage n’est plus à l’ordre du jour. En revanche une dizaine de projets de recherche ont été engagés avec pour objectif de permettre aux clients d’Ingredia soit d’innover soit d’améliorer leur compétitivité. Les investissements industriels (10 à 15 millions d’euros/an ) ont aussi été réorientés en ce sens et les outils seront opérationnels début 2018.

« Les deux années écoulées ont été très difficiles, cette différenciation devrait permettre de mieux faire face à la volatilité », affirme Gilles Desgrousilliers. En 2016, la coopérative a versé un prix de base A à 274 €/1000l pour un volume A à 107,5% du volume historique. En 2017, le prix de base A est de 370 € en janvier et 300 € de février à juin. Une prime additionnelle sur le taux protéique de 1 € au-delà des accords du Criel a été mise en place depuis janvier. Cette prime est de 1,5 € au-delà de 34 g/l.

Les plus lus

<em class="placeholder">démonstrateur centrale agrivoltaïque Voltalia sur prairie avec des vaches</em>
Agrivoltaïsme : les ombrières de faibles hauteurs perturbent peu les vaches mais modifient la composition de la prairie à Poisy, en Haute-Savoie

Avec des hauteurs inférieures à 2,20 mètres, les panneaux fixes installés sur une prairie pâturée de la ferme de Poisy, en…

<em class="placeholder">Les trois associés du Gaec de Vernoux</em>
« Nous apportons de la paille broyée dans la ration de nos laitières pour la fibre efficace », dans le Maine-et-Loire

Au Gaec Vernoux, de nouveaux critères d’analyse des fourrages mesurant la part de fibres efficaces ont amené les associés à…

<em class="placeholder">Ludovic André avec ses vaches au pâturage</em>
« Je passe mes vaches laitières en monotraite l’été pour mieux passer les coups de chaud », dans les Côtes d’Armor
Installé en bio dans les Côtes d’Armor, Ludovic André a opté pour la monotraite de mi juin à fin août, avec des vêlages groupés à…
<em class="placeholder">éleveurs de vaches laitières, Hugo et Xavier Rouland</em>
« Améliorer nos résultats technico-économiques va de pair avec l'amélioration du confort, pour nos vaches laitières et pour nous », dans la Manche

Le Gaec du Royer, dans la Manche, a augmenté sa marge à la vache grâce aux performances de production et de reproduction, avec…

<em class="placeholder">vaches laitières au pâturage</em>
Ralentissement de la collecte de lait de vache à l’Ouest de la France

Les premiers indicateurs d'avril laissent entrevoir un tassement de la dynamique de la collecte laitière après un début d'…

<em class="placeholder">Benoît Aubry.éleveur</em>
« Avant d'installer le robot, j’ai dû investir dans un déferriseur d’eau », en Mayenne

Face à un taux de fer vingt fois supérieur aux préconisations, Benoît Aubry éleveur laitier en Mayenne a fait installer…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière