Aller au contenu principal

Le programme de Danone pour communiquer sur des projets vertueux

Le programme Les 2 pieds sur terre, de Danone, aide les éleveurs à réduire leur empreinte carbone. 

" Sur notre exploitation de polyculture-élevage plutôt intensive, nous voulons gagner en autonomie protéique pour réduire nos charges et diminuer notre empreinte carbone, mais nous avons peu de pâturage accessible pour nos 60 vaches. C'est une prise de risque importante d'aller loin dans cette voie tout seuls. La démarche Les 2 pieds sur terre, avec le soutien de Danone et de notre groupe de travail d'une douzaine d'éleveurs, nous a permis de nous lancer rapidement ", pointe Anne-Sophie Ansel, une des deux associés du Gaec de la Bertinière, dans le Calvados.

Les 2 pieds sur terre est un programme de Danone pour accélérer ses engagements de réduction de l'empreinte carbone : -15 % d'ici 2025 dans les élevages, et zéro émission nette de carbone à horizon 2050 à l'échelle du groupe, fournisseurs compris. Il est réalisé en partenariat avec l'Institut de l'élevage et Miimosa, plateforme web de financement participatif de projets agricoles et alimentaires. " Notre groupe d'éleveurs et Danone se sont demandé comment communiquer sur ce que l'on fait de bien. C'est ainsi qu'est née l'idée du financement participatif : sur Miimosa, on présente la ferme et son projet ", commente Anne-Sophie Ansel.

Aider le financement des projets et communiquer

Danone déploie Les 2 pieds sur terre sur trois axes. Le premier est de réaliser une mesure de l'empreinte carbone nette (diagnostic Cap'2ER de niveau 1) sur 100 % des 2 300 exploitations en contrat avec Danone. " Depuis mars 2017, 750 diagnostics ont été réalisés ", indique Laurent Schatz, directeur lait chez Danone France. Le deuxième est de faire un Cap'2ER de niveau 2 chez des éleveurs volontaires pour mener un plan d'actions de réduction de leur empreinte. " Début septembre, plus de 90 exploitations s'étaient engagées. " Le troisième axe est un cofinancement des projets par les éleveurs, Danone, et les citoyens via Miimosa. " Depuis le lancement en mars 2018, trois projets en Normandie sont accompagnés, avec des actions comme l'augmentation des surfaces pâturables, l'agrandissement d'un séchoir en grange, l'implantation de haies, le semis de luzerne et de pois, détaille Laurent Schatz. Notre ambition est de soutenir pour les cinq ans à venir plus de 300 projets. " Danone finance aussi une grande partie des diagnostics, la construction et le suivi des plans d'actions, ainsi que l'animation de réseaux d'éleveurs. Des OP financent aussi une partie des diagnostics.

Au Gaec de la Bertinière, augmenter les surfaces en prairie et de luzerne

Au Gaec de la Bertinière, l'empreinte carbone nette était à 0,96 kg eqCO2/l de lait en 2017(1). " Avec notre projet de passer sept hectares de cultures en prairies, ainsi que cinq hectares de cultures en luzerne, et l'installation d'un prérefroidisseur, l'empreinte devrait passer théoriquement à 0,85 kg ", expose Anne-Sophie Ansel.

Sur Miimosa, le Gaec a demandé le soutien des citoyens pour le semis de prairies multiespèces, l'installation de clôtures et d'un système d'abreuvement, et l'aménagement de chemins d'accès sur 700 mètres. " Pour ce budget de près de 30 000 euros, le Gaec pouvait faire un apport personnel de 7 500 euros, Danone s'est engagée à verser 7 500 euros. Notre campagne sur Miimosa a apporté 5 465 euros avec 52 contributeurs. Nous aurions pu demander à la banque de financer le reste, mais nous avons préféré ne pas faire tous les chemins tout de suite."

(1) La moyenne française est de 0,89 kg sur 2013-2016.

" Le parrainage des génisses a bien plu "

Pour le financement participatif, le Gaec de la Bertinière a donné des contreparties au-delà de 15 euros de don : une bouteille de cidre produite sur la ferme, l'apéritif à la ferme, le parrainage d'une petite génisse, une balade dans le bocage, visite de la ferme et de l'usine Danone et un repas à la ferme. " Le parrainage des génisses a très bien fonctionné ! J'envoie des photos de la génisse à son parrain, il lui donne un nom, et on lui envoie des informations sur la génisse jusqu'à son vêlage. Ma fille de 10 ans tient un carnet avec les quinze parrainages. "

Parmi les contributeurs, " il y a des gens que nous ne connaissions pas. Dans notre entourage, cela a mieux fonctionné avec les gens hors milieu agricole. Ils sont sans doute plus sensibles à ce type de projet et à retrouver du lien avec les éleveurs. C'est très enrichissant de pouvoir échanger avec nos contributeurs ; ils ont plein de questions ".

Les plus lus

Éliane Riou. « Dans notre nouvelle TPA 2x16, nos mettons 1h15 pour traire 140 vaches à deux, hors lavage. Une traite rapide et fluide, sans effort physique, c’est 100 % de plaisir ! »
« Dans une salle de traite, ce sont les détails qui font toute la différence »
Au Gaec de Kermouster, dans le Finistère, les associés ont mûri leur projet pour limiter les efforts physiques à la traite grâce…
Olivier et Béatrice Piron. « Nous privilégions un système très simple avec peu de vaches, pour rester efficaces tout en veillant à l'aspect travail. »
« Avec nos 49 vaches laitières, prévention rime avec efficacité économique »
L’EARL Les chapelles, en Ille-et-Vilaine, se distingue avec un système intensif mêlant maïs toute l’année et herbe pâturée.…
Le choix de griffes plus légères et de tuyaux en silicone soulage les bras et les épaules.
« Rénover la salle de traite pour tenir jusqu’à la retraite ! »
Dans le Finistère, le Gaec du Bois Noir a agrandi et rééquipé sa salle de traite, en vue de réduire la durée et la pénibilité de…
Le Casdar Ergotraite inclut une analyse biomécanique des mouvements par « motion capture ».
Traite : des hauteurs de quais trop souvent inadéquates
La hauteur des planchers mammaires à la traite a un impact important sur la posture du trayeur et le risque de troubles musculo-…
Prix du lait : Sodiaal abandonne son prix B
À partir du 1er avril, le prix B disparaît chez Sodiaal. Un « prix unique » sera mis en place pour l’ensemble de la…
Jean-Noël Landemaine avec Marion, sa compagne, et leur fille Louise. « Notre travail a plus de sens. Il est plus technique et plus passionnant qu’avant. J’apprécie le gain d’autonomie pour l’organisation des chantiers de récolte. » 
« Notre conversion bio avec séchoir à foin répond à nos convictions »
Au Gaec Louverné, en Mayenne. Être en phase avec leurs convictions et les attentes sociétales tout en améliorant l’autonomie de l…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière