Aller au contenu principal

Traite : zoom sur les principales anomalies repérées lors des audits de traite dynamique

Jonathan Sureau, conseiller traite indépendant, revient sur les principales anomalies repérées lors des audits de traite dynamique. Elles peuvent générer des risques pour la qualité du lait mais aussi un stress pour les vaches. Or, plus une vache est stressée, moins elle donnera son lait facilement.

  • Réglage du vide sous le trayon

Le réglage du vide sous le trayon doit être adapté en fonction de la conception de l’installation de traite, de la longueur des tuyaux, des types de faisceaux trayeurs… Un vide trop élevé risque d’abîmer les trayons (sphincters éversés, etc.). Un vide trop faible risque d’engendrer des glissements de manchons, des sifflements ou une mauvaise décongestion.

 

Lire aussi : « Un contrôle Opti’Traite et trois kilos de lait en plus »

 
  • Surtraite

La surtraite est source de stress, d’inconfort, de risques de lésions sur les trayons. Idéalement, la surtraite ne devrait pas dépasser 30 secondes. Au-delà, les sphincters s’abîment, avec un risque d’augmentation du taux cellulaire. Une dépose tardive, un déséquilibre de la mamelle ou une mauvaise préparation engendrant une traite saccadée peuvent en être la cause.
 
  • Sous-traite

La sous-traite peut intervenir sur des vaches présentant un faible débit. La dépose peut se déclencher si les trois premiers quartiers sont traits mais il peut rester du lait dans le dernier. Sur des vaches saines, laisser un peu de lait dans la mamelle n’est pas très gênant, mais pas sur des vaches à cellules.
 
  • Les entrées d'air

Une entrée d’air à la pose risque de causer un stress pour la vache qui peut arrêter de donner son lait (bimodalité). En créant mécaniquement une grosse chute de vide sur l’installation, ce phénomène peut aussi s’avérer perturbant pour les autres postes de traite.
 
  • La bimodalité

La bimodalité engendre une surtraite agressive en début de traite lorsque le vide remonte sous le trayon et que le lait ne coule pas. Elle s’explique par un défaut de préparation, la vache n’étant pas suffisamment stimulée pour donner son lait en une fois. En conséquence : la traite est plus longue, le déséquilibre des quartiers est favorisé, et la surtraite en début de traite induit un stress et un risque de lésions et d’infections mammaires (sphincter ouvert).
 
  • L'engorgement

Un engorgement peut se produire au niveau du tuyau long à lait en cas de problème d’admission d’air sur la griffe. Sur les vaches à fort débit, cela risque d’entraîner des fluctuations de vide, voir la chute du faisceau trayeur.
 
  • Le seuil de débit des déposes automatiques

Le seuil de débit des déposes automatiques peut être ajusté pour mieux coller à la réalité du troupeau et de la configuration de l’installation.
 
  • Des manchons inadaptés

Des manchons inadaptés aux trayons peuvent entraîner des lésions de trayons, une traite saccadée, un engorgement de la griffe, une traite humide (lait sur tout le trayon), etc.

Les plus lus

<em class="placeholder">Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin</em>
Stress thermique : « Notre production laitière ne baisse quasiment plus en été grâce au douchage », dans le Bas-Rhin

Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin, installé en traite en traite robotisée, a mis en place un dispositif de douchage…

<em class="placeholder">Alexandre Ramel dans l&#039;une des  parcelles de maïs ressemée fin mai suite à des attaques de géomyze.</em>
Attaques de géomyze : « Nous avons dû ressemer 50 hectares de maïs », en Mayenne

Le Gaec Fénérie Bourigné, à La Bigottière en Mayenne, a été confronté ce printemps à des attaques sévères de géomyze, une…

<em class="placeholder">Adrien Jaouen et Nicolas Diverres, éleveurs de vaches laitières dans le Finistère</em>
« Un robot de traite, mais avec du pâturage, pour concilier temps libre et revenu dans notre exploitation laitière du Finistère »

Le Gaec de Kergouézan, dans le Finistère, mise sur un système productif aux coûts maîtrisés grâce à la qualité de ses…

<em class="placeholder">Gaëtan Palaric, éleveur dans les Côtes-d&#039;Armor devant son robot d&#039;alimentation Aura</em>
« Avec notre robot d’alimentation, nourrir 300 animaux se résume à 30 minutes de surveillance pour 9 rations différentes » dans les Côtes-d’Armor

Dans les Côtes-d’Armor, le Gaec Boscher Palaric fait partie des tout premiers élevages équipés du robot d’alimentation Kuhn…

<em class="placeholder">collecte de lait sur une ferme</em>
Début mai, la collecte de lait française confirme sa baisse par rapport à 2025
En France, la collecte de lait de vache en mars a atteint son plus haut niveau depuis cinq ans. Mais en avril et début mai, la…
<em class="placeholder">Nicolas Bazart, éleveur laitier au milieu de ses vaches en préparation au vêlage.</em>
Prépa vêlage : « Nous utilisons un capteur de phosphore pour nos vaches », dans la Meuse

Le Gaec de l’Épine dans la Meuse a modifié la conduite de ses vaches en prépa vêlage. La ration n’est plus préparée sur la…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière