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Sanders lance un plan d’aides aux éleveurs

Pour les élevages en bovins laitiers, la firme finance des aides à l’investissement et 50 % d’un système assurantiel pour l’achat d’aliments riches en protéines.

Philippe Manry, directeur général de Sanders, entouré de ses équipes. « Notre objectif n'est pas d'apporter une aide conjoncturelle mais un soutien structurant aux éleveurs. »
Philippe Manry, directeur général de Sanders, entouré de ses équipes. « Notre objectif n'est pas d'apporter une aide conjoncturelle mais un soutien structurant aux éleveurs. »
© E. Bignon

Le leader de l’alimentation animale débloque six millions d’euros pour soutenir les éleveurs français mis à mal suite à la hausse du coût des matières premières et de l’énergie. Ce dispositif, qui marque la volonté de Sanders (groupe Avril) d’accompagner les exploitants « dans la transition vers des élevages rentables et durables », toutes filières confondues, comporte trois volets.

Écartés du premier, dédié aux jeunes installés, les producteurs de bovins lait peuvent prétendre au deuxième volet portant sur la modernisation des élevages. Une partie du financement d’un DAC, d’un DAL, d’une rénovation de silos d’aliments, de l’achat d’un silo supplémentaire, ou d’équipements de mesure (type bascule connectée, capteurs pour la collecte et le traitement des données) est possible. Plafonnée à 3 000 euros par projet et à 15 000 euros par exploitation, cette aide peut financer entre 25 et 75 % de l’investissement. Elle inclut également la moitié du coût d’un diagnostic environnemental CAP2ER et 70 % de l’abonnement à un outil de gestion technico-économique (Canopee).

Une assurance pour sécuriser le prix de l’aliment

Avec le troisième volet, Sanders propose de prendre en charge la moitié du coût de l’assurance Securipro pour les achats d’aliments de plus de 32 % en protéines. Celle-ci permet aux éleveurs de profiter des baisses éventuelles des prix de marché des matières premières. « Si le marché flambe, les prix sont capés, explique Philippe Manry, directeur général de Sanders. Si le marché se retourne à la baisse, Sanders rembourse la différence à l’éleveur. » Le reste à charge pour l'éleveur s’élève à 10 €/t pour le coût de l'assurance.

Les demandes sont à adresser avant la fin de l’année et les projets à réaliser entre 2022 et le 30 juin 2023. Les dossiers seront étudiés au cas par cas et traités par ordre d’arrivée.

Lire aussi : Sanders soutient les éleveurs à travers une campagne de communication

Deux exemples d’assurance

Un éleveur achète 30 t d’un aliment à 40 % de protéines à 450 €/t + assurance 10 €/t (au lieu de 20 €/t). Il est facturé 460 €/t pour les trois mois de contrat. En fin de période, si les prix ont monté, l’éleveur ne subit pas de hausse. L’assurance lui a coûté 300 €.

Un éleveur achète 30 t d’un aliment à 40 % de protéines à 600 €/t + assurance 10 €/t. Il est facturé 610 € pour les trois mois du contrat. En fin de période, si les prix ont baissé de 1,5 € par point de protéine, la remise est de 60 €/t (1,5 X 40). Donc, pour 30 t, l’éleveur perçoit un remboursement de 1 500 € (1 800 € - 300 € d’assurance).

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