Aller au contenu principal

Quatre points clés pour implanter des graminées estivales à petites graines

Pour le teff grass, le moha et le millet perlé, réussir l'implantation est aussi délicat que crucial.

Semis de l'essai sur les dérobées estivales à la ferme expérimentale des Bordes, dans l'Indre. © Ferme expérimentale des ...
Semis de l'essai sur les dérobées estivales à la ferme expérimentale des Bordes, dans l'Indre.
© Ferme expérimentale des Bordes

Le moha, comme le millet perlé et le teff grass doivent démarrer vite en végétation, car ils ne peuvent résister à la sécheresse que si leur système racinaire est bien installé. Ainsi, ces plantes couvriront bien le sol et limiteront le salissement. Mais les conditions d'implantation de ces petites graines sont exigeantes.

1 - Un sol chaud et humide

Il faut que le sol soit suffisamment chaud pour le millet perlé et le teff grass : au moins 12 °C, voire 15 °C. Il faut semer dans un sol encore humide, ou la veille de précipitations.

Cette année, il a fallu attendre tard pour semer dans de bonnes conditions. À la ferme expérimentale des Bordes, dans l'Indre, le semis a eu lieu le 28 mai. « Avant il faisait trop froid. Notre sol est de type battant, donc il fallait trois jours sans pluie pour pouvoir bien préparer le sol », ajoute Carole Gigot, de la ferme des Bordes. 

2 - Un lit de semence fin et rappuyé

La préparation du sol doit être très soignée. Il faut un lit de semence très fin car les graines de millet perlé (PMG : 5g), de moha (PMG : 2,3 g) et de teff grass (PMG : 0,4 g) sont très petites.

Rappuyer avant le semis. Semer au semoir à céréales à 1 cm de profondeur. Rappuyer après le semis, pour un bon contact sol-graine et pour faciliter la remontée de l'eau par capillarité.

3 - Semer à 1 cm de profondeur

L'objectif est d'imiter un semis à la volée, mais sans risque de dispersion non homogène des graines. La préconisation est de semer entre 1 et 2 cm de profondeur pour le millet perlé et le moha. Et entre 0 et 1 cm pour le teff grass.

D'après les retours d'éleveurs et conseillers, il vaut mieux éviter de semer à l'épandeur Delimbe d'antilimace. Pour l'instant, le meilleur compromis semble être d'utiliser un semoir à céréale dont on débranche le tube amenant aux élements semeurs, pour réaliser un semis en « nappe » ou « en pluie ». Il ne faut pas semer en ligne, pour une meilleure dispersion et occupation du sol.

4 - L'importance de la fertilisation

Les éleveurs ont tendance à ne mettre qu'une fumure. Mais la fertilisation azotée au semis (juste avant, pendant, juste après, en fonction de la météo) donne un vrai coup de pouce à l'implantation : 30 à 40 UN si le sol est riche en azote et 50 à 70 UN sinon. En cas de plusieurs exploitations et d'absence de trèfles, il faudra aussi fertiliser après la première exploitation : 30 - 40 UN. « Aux Bordes, en 2020, nous avons vu un effet positif sur la valeur alimentaire d'un apport de 50 UN, deux semaines après le semis, pour le millet perlé et le teff grass. Mais il faut encore mener des essais sur la valorisation de la fertilisation (combien, quand...) par ces graminées en période estivale », développe Carole Gigot.

Les plus lus

<em class="placeholder">Laurence, Christophe et Matthieu Debreuilly et leur conseillère Caroline Tostain</em>
« Avec notre passerelle, nos vaches traversent la route en sécurité », dans la Manche

Le Gaec Debreuilly dans la Manche dispose depuis l’été 2025 d’un pont pour que les vaches puissent traverser une route…

<em class="placeholder">Gilles Onillon, éleveur laitier, dans une prairie avec ses vaches Jersiaises</em>
« La fétuque élevée repart toujours après une période de chaud », dans le Maine-et-Loire

Le Gaec de la Jutière, dans le Maine-et-Loire, intègre de la fétuque élevée méditerranéenne dans son mélange prairial. Cette…

<em class="placeholder">éleveur qui lit son contrat</em>
Contrat : que risque un producteur agricole qui ne livre pas volontairement les quantités prévues ?

Les cours grimpent et le prix de votre contrat de vente ne suit pas. Vous aimeriez saisir l’opportunité et vendre une partie…

<em class="placeholder">John Plard, éleveur laitier</em>
« J’aurais dû anticiper l’explosion des cellules au robot de traite », dans la Sarthe
L’EARL Plard dans la Sarthe n’avait pas de problème de cellules avant le passage au robot de traite. Pourtant, l’élevage a dû…
<em class="placeholder">Jérémy Amans, éleveur laitier</em>
« J’ai investi dans un robot de traite reconditionné pour 30 vaches », dans l’Aveyron

Installé seul, Jérémy Amans a fait le choix de l’automatisation de la traite et du raclage, ainsi que de la délégation de la…

<em class="placeholder">vaches laitières au pâturage</em>
Ralentissement de la collecte de lait de vache à l’Ouest de la France

Les premiers indicateurs d'avril laissent entrevoir un tassement de la dynamique de la collecte laitière après un début d'…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière