Aller au contenu principal

Lait : Actualité agricole et agroalimentaire de la filière lait dédiée aux agriculteurs, éleveurs de vaches laitières.

E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Pas si facile de mettre en place une procédure de désinfection !

Alors que tout semble fait dans les règles, on se heurte parfois à un échec. Analyse du cas d’un élevage de 150 vaches pourtant très rigoureux.

© Chene vert conseil

Dans cet élevage robotisé à plus de 10 000 kilos, les pratiques sont au top : box de vêlage nickel, colostrum contrôlé et drenché, niches individuelles jusqu’à 3 semaines, matériel de buvée nettoyé et désinfecté, dépistage des malades, mères vaccinées… Une procédure de nettoyage-double désinfection (avec un premier produit très actif sur virus et bactérie, puis un second contre les coccidies) et un vide sanitaire sont en place. Il y a malgré tout des problèmes de diarrhées néonatales en nurserie intérieure et niches extérieures depuis des années. Cryptosporidium et E. Coli non typés ont été isolés à plusieurs reprises.Tous les veaux sont atteints, mais jusqu’à récemment il y avait très peu de mortalité, moins de 5 %. L’été dernier, la situation s’est brutalement aggravée avec une forte mortalité.

La situation était sous contrôle, mais…

« Voilà ce qui arrive lorsqu’on lave plus blanc que blanc, vous dites-vous », lance Jean-Marc Héliez, vétérinaire, en s’empressant d’ajouter : « non, l’éleveur aurait eu encore plus de mortalité s’il n’avait pas mis en place toutes ces pratiques ».

Une salmonelle (S. typhimurium) a fini par être isolée et des recherches dans l’environnement (technique des ‘chiffonnettes’) ont alors été réalisées un peu partout. « On s’attendait à en trouver dans les box de vêlage, il n’y en avait pas. Par contre, on en a trouvé sur les caillebotis bois des cases à veaux qui étaient pourtant inoccupées en fin de vide sanitaire, sur le sol à l’entrée de la laiterie, là où sont posées les niches extérieures pour les veaux mâles, mais pas au niveau du matériel de buvée, du stockage des aliments, du bâtiment des vaches… »

Comment expliquer cet échec de désinfection ? « L’humidité persistante dans la nurserie, y compris pendant le vide sanitaire, était favorable à la survie des germes, mais aussi la difficulté à désinfecter des surfaces telles que le bois et les cases impossibles à démonter. Il y avait une charge microbienne autoentretenue par les diarrhées (même bégnines) présentes en continu depuis des années, explique le vétérinaire. Avec les bonnes pratiques, la situation était sous contrôle, mais le jour où un pathogène majeur est entré, ça a explosé. »

Une mesure simple a été prise : l’éleveur a acheté de nouvelles niches et les a mises dans une zone totalement saine. Des mesures de biosécurité ont été mises en place pour « sécuriser » : chaulage des abords, « bottes » pour les veaux… Aujourd’hui, la situation s’est considérablement améliorée.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Vignette
Allo véto : Et si c’était du tétanos ?
Le tétanos est dû à la production d’une toxine par Clostridium tetani dans les tissus infectés. On en observe régulièrement suite…
Les Hauts-de-France sont soumis à un régime d'information, après deux ans de régime d'autorisation.  © C. Pruilh - archives
Retour à la souplesse pour les prairies permanentes dans les Hauts-de-France

Dans les Hauts-de-France, le niveau de dégradation des surfaces en prairies permanentes s'est amélioré…

Clément et Denis Chayriguès. Le Gaec produit 630 000 litres de lait pour la filière AOP bleu des causses et élève 220 brebis qui produisent de l’agneau label rouge. © B. Griffoul
« J'utilise beaucoup de semences sexées »
Le Gaec Chayriguès, en Aveyron, est un des piliers de la race Brune. Au-delà de la passion pour la génétique, c’est l’intérêt…
Vignette
« Avec 9 000 l/vache, notre exploitation a un bon bilan environnemental »
Grâce au bilan CAP’2ER, Céline et Jean-Jacques Le Ru ont évalué l’impact, positif comme négatif, de leur exploitation sur l’…
Exosquelette en agriculture : arrêt anticipé du test à la ferme expérimentale
La ferme de La blanche maison dans la Manche  a mis fin à l'expérimentation de l' exosquelette en salle de traite après un mois d…
La salle de traite du Gaec de Mont de Mangue est équipé d’un plancher mobile et de griffes légères. Les seaux des lavettes essorées sont suspendus à des chaînes réglables. © MSA Ain-Rhône
Huit points pour un meilleur confort de traite
Les troubles musculo-squelettiques, dus à des mauvaises postures, sont fréquents chez les trayeurs. Améliorer le confort de…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8.20€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière