Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Ne vous trompez pas sur la qualité de l’herbe d’automne

Avec les pluies de fin d’été, les repousses d’herbe sont d’excellente qualité. Mais la proportion de ces repousses dans les prairies dépend de la conduite du pâturage d’été.

Après un printemps sec, l’herbe a été au rendez-vous dans la majorité des régions cet été et le pâturage d’automne s’annonce sous de bons auspices. Mais qu’en est-il de la qualité de l’herbe?

« Une chose est sûre, s’il y a des repousses, elles sont toujours de bonne qualité », rappelle Rémy Delagarde de l’Inra de Saint-Gilles. Ces repousses d’automne affichent des valeurs alimentaires élevées, comparables à celles de l’herbe de printemps, voire même légèrement supérieures en azote. On peut tabler sur une valeur de 0,95 à 1 UFL/kg MS, et de l’ordre de 140 et 110 g/kg MS pour les PDIN et PDIE. « Ces valeurs sont liées à la reprise de la minéralisation des sols. De plus, comme à cette saison, l’herbe pousse quand même moins vite qu’au printemps, la plante dispose de davantage de temps pour pomper l’azote. »

Des teneurs de 20 % de MAT dans l’herbe d’automne

Mais tout dépend de la proportion de ces repousses feuillues dans les prairies. Celle-ci dépend de la conduite du pâturage adoptée durant l’été. « Si le pâturage a été bien mené, notamment en maîtrisant les hauteurs de sortie d’herbe, et en fauchant éventuellement les refus, la prairie sera effectivement d’excellente qualité cet automne. Mais si, sur certaines parcelles, le suivi n’a pas été aussi rigoureux avec un allongement des cycles, il y aura des repousses certes, mais la quantité de résidus des cycles précédents ne sera pas négligeable. »

Vérifiez la proportion de repousses même si la prairie est verdoyante

La présence de ce mulch peut représenter une proportion importante, malgré le fait que la prairie semble visuellement verdoyante. « C’est en se promenant dans les parcelles et en arrachant quelques poignées en milieu de paddock que l’on peut réellement apprécier la part de matériel mort, estime le chercheur. S’il atteint par exemple 20 % de la poignée, il faut quasiment doubler cette proportion pour voir ce que cela représente en termes de matière sèche. »

Et dans ce cas, inutile d’attendre des niveaux de production laitière faramineux. Ce fourrage risque de manquer cruellement d’UFL (0,8 voire 0,7 UFL/kgMS), et les vaches répondront bien à une complémentation. « Il y a trois ans, nous avons comparé dans un essai la production d’un lot de vaches en fin de lactation mené en pâturage plat unique sur une prairie de mauvaise qualité (30% de MS de matériel mort, 0,75 UFL/kgMS) à celle d’un autre lot pâturant la même prairie et complémenté avec 7 kg de maïs ensilage et 1 kg de tourteau. Ce dernier lot a produit 5 kg de lait supplémentaire par vache et par jour. » Alors n’hésitez pas à compléter le régime si vous avez des doutes et que vous voulez maintenir la production par vache.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8.20€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière